L'Esprit Éditorial
Le coin du recueillement25 mai 2026 · Été · secours d'en haut

D'où vient le secours

« Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me viendra le secours? Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. »
Psaume 121:1-2

Au cœur de l'été, beaucoup relèvent enfin la tête : une crête, un horizon de mer, un ciel plus vaste qu'à l'ordinaire. Le pèlerin de ce chant des degrés fait le même geste. Il regarde les montagnes, ces hauteurs qui écrasent et rassurent en même temps, et il pose la seule question qui compte : d'où lui viendra le secours? La beauté du monde émerveille, elle ne sauve pas. Le psalmiste ne s'arrête pas au paysage ; il le traverse du regard pour chercher Celui qui l'a fait. Le repos de ces jours-ci n'est pas un but en soi. C'est une invitation à lever les yeux plus haut que la montagne.

La réponse tombe, nette et libératrice : Le secours me vient de l'Éternel, qui a fait les cieux et la terre.(Psaume 121:2) Notre aide ne monte pas de la montagne ; elle vient de son Créateur. Cela déplace tout. Nous cherchons souvent notre appui dans ce qui nous paraît grand : la santé, l'épargne, les relations, cette force revenue après quelques jours de calme. Le psalmiste, lui, met tout son poids sur Celui qui tient les cieux et la terre dans sa main. Ce Dieu n'est ni lointain ni distrait. Il est le Faiseur, et ce qu'il a fait, il le garde. Rien de ce qui nous touche ne lui échappe.

Ce psaume, les fidèles le chantaient en montant vers Jérusalem, sur des routes exposées et incertaines. Il ne nie pas le danger, il le confie. Croire ne revient pas à prétendre que les montagnes s'aplanissent ; c'est savoir qui marche avec nous quand la route grimpe. La foi biblique n'est jamais une fuite hors du réel ; elle tient le regard fixé, en plein réel, sur un Dieu qui garde. Et ce Dieu qui gardait le pèlerin s'est fait proche en Jésus, l'Emmanuel, « Dieu avec nous ». En lui, le secours n'est plus seulement au-dessus de nous : il est venu jusqu'à nous, jusqu'à la croix.

Cette semaine, avant d'ouvrir ton agenda ou de compter tes soucis, lève les yeux quelques instants. Pas pour rêver : pour te rappeler de qui tu attends ton secours. Nomme devant Dieu une inquiétude précise, celle qui revient dès que le calme des vacances retombe, et remets-la à Celui qui a fait les cieux et la terre. Tu n'as pas à porter seul ce que ton Créateur porte déjà. Le vrai repos ne t'attend pas au bout de tes problèmes réglés ; il commence le jour où tu sais d'où vient ton secours.

Il est fidèle : ce qu'il a créé, il ne l'abandonne pas.

Prière

Éternel, Créateur des cieux et de la terre, j'élève les yeux vers toi. Quand la route monte et que je me sens petit, rappelle-moi que mon secours vient de toi seul. Garde mon cœur en Christ, aujourd'hui et sur tout le chemin. Amen.