Affermis l'ouvrage de nos mains
« Que la grâce de l'Éternel, notre Dieu, soit sur nous! Affermis l'ouvrage de nos mains, Oui, affermis l'ouvrage de nos mains! »
Le Psaume 90 est attribué à Moïse. C'est une longue méditation sur la brièveté de nos jours, sur ces vies qui passent comme l'herbe et ce travail si vite emporté. Un tel constat pourrait mener au découragement. Moïse, lui, le retourne en prière: puisque nos jours sont courts et fragiles, que la grâce de Dieu vienne les habiter et donne à notre travail une consistance que nous sommes incapables de lui donner nous-mêmes.
Le cri central revient deux fois, comme on appuie sur l'essentiel: Que la grâce de l'Éternel, notre Dieu, soit sur nous! Affermis l'ouvrage de nos mains, Oui, affermis l'ouvrage de nos mains!(Psaume 90:17)
Sans Dieu, notre labeur risque de s'effriter, de rester sans lendemain. Sa grâce posée dessus, le même travail prend racine, tient, porte du fruit au-delà de ce que nous verrons. Notre effort ne suffit pas à donner du poids à notre vie. C'est la grâce de Dieu qui affermit l'effort et le fait durer.
Remarque l'ordre de la prière: d'abord que la grâce du Seigneur soit sur nous, ensuite affermis l'ouvrage. La grâce précède l'œuvre, elle ne la récompense pas. Nos mains ne travaillent bien que sous une faveur reçue d'avance, imméritée. C'est l'Évangile même: Christ a d'abord tout accompli, et c'est de cet accomplissement que découle un travail qui compte.
En cette rentrée où tu reprends l'ouvrage, copies, dossiers, tâches de la maison, service dans l'Église, fais de ce verset ta prière du seuil. Demande la grâce d'abord, puis confie ton travail à Celui qui seul peut l'affermir. Tu n'as pas à rendre ta vie durable à la seule force de tes bras: demande à Dieu de poser sa main sur la tienne, et travaille en paix.
Éternel notre Dieu, que ta grâce repose sur nous. Nos jours sont brefs et nos mains fragiles: affermis, toi, l'ouvrage que nous reprenons. Que rien de ce qui est fait pour toi ne se perde, car Christ a tout accompli. Amen.