Partie 1
Les pèlerins d'Emmaüs (Luc 24.13-35)
Étude profonde du récit des pèlerins d'Emmaüs (Luc 24.13-35) : le Ressuscité rejoint deux disciples au cœur brisé et, avant même d'ouvrir leurs yeux, il leur ouvre toute l'Écriture, de Moïse aux prophètes, pour montrer qu'il fallait que le Christ souffre et entre dans sa gloire. On y contemple un Seigneur qui se fait reconnaître par sa Parole expliquée et à la fraction du pain, et qui continue, par pure grâce, d'ouvrir les cœurs de ceux qui viennent à lui.
En cours · Chapitre 1 / 12
Introduction et thèse
Deux disciples marchent le cœur brisé, sans savoir que le Ressuscité chemine près d'eux ; où l'étude veut nous conduire.
Sommaire
Le discernement
Chaque affirmation porte son niveau de certitude, pour apprendre à distinguer soi-même ce que le texte affirme de ce qu'on en déduit.
Jésus, ressuscité corporellement, marche et s'entretient réellement avec les deux disciples sans être d'abord reconnu, leur explique les Écritures depuis Moïse et les prophètes, se fait reconnaître à la fraction du pain, puis disparaît de devant eux ; les onze confirment, indépendamment, qu'il est aussi apparu à Simon (Luc 24.13-35, corroboré en 1 Corinthiens 15.5).
Certain, le texte l'affirme
Les quatre gestes du repas, prendre, rendre grâces, rompre, donner, font écho au geste de la dernière Pâque (Luc 22.19) sans que le texte affirme qu'il s'agit ici d'une institution de la Sainte Cène ; c'est un repas ordinaire dans lequel Dieu choisit d'agir, non un rite qui, par lui-même, ouvrirait les yeux.
Interprétation, fond reçu
L'identité du second disciple, resté anonyme aux côtés de Cléopas, n'est pas précisée par le texte ; certains l'ont rapproché de Marie, femme de Clopas, mentionnée en Jean 19.25, mais cette identification reste une hypothèse et n'est affirmée nulle part par Luc.
Question débattue, non tranchée