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Aux Sources · Questions vives

La dîme aujourd'hui : faut-il donner dix pour cent ?

Avec Élise & Emmanuel19:54

Sur le brut ou sur le net ? La question d'un jeune de l'assemblée oblige Emmanuel à rouvrir tout le dossier de la dîme : Abraham, Malachie, Jésus face aux pharisiens comptables, et la générosité joyeuse de la nouvelle alliance. Élise défend les dix pour cent comme une discipline structurante, Emmanuel la liberté d'une générosité proportionnée… et les deux tiennent ensemble une ligne rouge : le don n'achète jamais la bénédiction.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Elle accueille la question du jeune comme celle que beaucoup n'osent pas poser à voix haute : l'argent reste un sujet tabou entre chrétiens, alors que Jésus en parlait sans cesse.

    Emmanuel — Un jeune de l'assemblée lui a demandé s'il fallait calculer la dîme sur le brut ou sur le net. Derrière le calcul, la vraie question : Dieu attend-il dix pour cent de nous aujourd'hui ?

  2. Élise — La dîme d'Abraham précède la loi : c'est un geste de reconnaissance libre, pas un impôt. Elle y voit la racine du principe : rendre à Dieu une part qui dit que tout vient de lui.

    Emmanuel — Malachie 3:10 se lit dans son alliance : la maison du trésor nourrissait les lévites et les pauvres d'Israël. Le verset est une parole de Dieu à son peuple d'alors, pas un code promotionnel pour aujourd'hui.

    « Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout. »

    Genèse 14:20 — Louis Segond 1910

    « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. »

    Malachie 3:10 — Louis Segond 1910
  3. Élise — Jésus ne condamne pas la dîme mais la dîme sans cœur : une comptabilité scrupuleuse qui sert d'alibi pour éviter la justice, la miséricorde et la fidélité.

    Emmanuel — Le danger n'est pas de donner trop ou trop peu, mais de transformer le don en règle qui rassure. On peut être parfaitement en règle et complètement à côté.

    « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. »

    Matthieu 23:23 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Avec Marc, ils ont choisi dix pour cent comme discipline structurante : non comme loi, mais comme cadre qui protège la générosité des humeurs et des fins de mois. Une règle de sagesse, pas de salut.

    Emmanuel — Revenu d'entrepreneur oblige, il donne selon sa prospérité, résolu chaque saison devant Dieu avec Rose : certaines années bien plus que dix pour cent, l'année du dépôt de bilan presque rien en argent. La mesure néotestamentaire est la joie résolue, pas le pourcentage.

    « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. »

    2 Corinthiens 9:7 — Louis Segond 1910

    « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. »

    1 Corinthiens 16:2 — Louis Segond 1910

    « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu'elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu'elle n'a pas. »

    2 Corinthiens 8:12 — Louis Segond 1910

    « Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu'aucun de ceux qui ont mis dans le tronc; »

    Marc 12:43 — Louis Segond 1910

    « car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre. »

    Marc 12:44 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Un don qui cherche un retour n'est plus un don, c'est un placement. La grâce ne s'achète pas, elle a déjà été payée à la croix : nos deux voix tiennent la même ligne.

    Emmanuel — L'année du dépôt de bilan, il a été tenté par le discours du semez et Dieu multipliera. Il en est revenu : le don ne déclenche rien, il répond à tout ce que Christ a déjà donné.

    « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis. »

    2 Corinthiens 8:9 — Louis Segond 1910

    « Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »

    Actes 20:35 — Louis Segond 1910
  6. Élise — Ce qui est sûr : Dieu aime le donateur joyeux, la générosité résolue fait partie de la vie chrétienne, et personne ne doit juger le pourcentage de son frère. Sa discipline des dix pour cent reste sa liberté, pas une loi pour l'Église.

    Emmanuel — Ce qui est sûr : le don répond à la grâce et n'achète rien. Que chacun résolve devant Dieu, en parle en couple, et porte sa communauté locale avec constance. Le reste appartient au Maître de chacun.

    « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. »

    Romains 14:5 — Louis Segond 1910

    « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. »

    Romains 14:4 — Louis Segond 1910