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Aux Sources · Questions vives

La guérison : prier, se soigner, espérer

Avec Élise & Emmanuel18:34

Dieu guérit-il encore ? Faut-il choisir entre la prière et le traitement ? Emmanuel repart d'une chambre d'hôpital où un frère s'est entendu dire que sa foi était trop petite. Avec Élise, il rouvre Jacques 5 et l'onction d'huile, l'écharde de Paul, les malades de l'entourage des apôtres. Prier avec audace, se soigner sans honte, et une grâce qui suffit même quand la guérison n'est pas venue : trois lignes tenues à deux voix.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Depuis son poste dans la santé, elle a vu les deux abîmes : des malades qu'on culpabilise au nom de la foi, et des malades qu'on laisse seuls avec la médecine, sans prière. Les deux la révoltent.

    Emmanuel — Un frère hospitalisé s'est entendu dire : si tu avais assez de foi, tu serais déjà debout. Emmanuel veut démonter cette phrase, la Bible ouverte, sans éteindre pour autant l'audace de la prière.

  2. Élise — Le texte donne un cadre plein de douceur : le malade appelle, l'Église vient à lui, la prière se fait au nom du Seigneur. L'huile n'a aucun pouvoir magique : c'est un signe du soin de Dieu, pas un médicament spirituel.

    Emmanuel — Jacques commande de prier pour les malades avec audace : c'est le Seigneur qui relève, et sa prière de la foi s'en remet à lui sans lui dicter le calendrier. Une église qui ne prie plus pour ses malades a fermé un guichet que Dieu avait ouvert.

    « Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. »

    Jacques 5:14 — Louis Segond 1910

    « la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. »

    Jacques 5:15 — Louis Segond 1910

    « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. »

    Jacques 5:16 — Louis Segond 1910
  3. Élise — L'apôtre le plus rempli de foi a prié trois fois sans être exaucé comme il l'espérait, et la réponse de Dieu fut une grâce qui porte, pas une guérison. La non-guérison n'est donc jamais une preuve de foi défaillante.

    Emmanuel — Il reçoit le texte avec d'autant plus de sérieux que Paul a lui-même guéri d'autres malades : le canal des guérisons a porté son écharde jusqu'au bout. Le non de Dieu est un non de Père, jamais un rejet.

    « Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. »

    2 Corinthiens 12:7 — Louis Segond 1910

    « Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, »

    2 Corinthiens 12:8 — Louis Segond 1910

    « Et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. »

    2 Corinthiens 12:9 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Pour l'estomac fragile de Timothée, Paul ne prescrit pas une réunion de prière mais un remède de son époque : la Bible elle-même unit sans complexe la prière et le soin. La médecine est une providence de Dieu.

    Emmanuel — Autour de l'apôtre qui a fait des miracles, Épaphrodite frôle la mort et Trophime reste malade à Milet : même au premier siècle, la guérison n'était ni automatique ni systématique. L'honnêteté du texte est notre liberté.

    « Ne continue pas à ne boire que de l'eau; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions. »

    1 Timothée 5:23 — Louis Segond 1910

    « Car il désirait vous voir tous, et il était fort en peine de ce que vous aviez appris sa maladie. »

    Philippiens 2:26 — Louis Segond 1910

    « Il a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse. »

    Philippiens 2:27 — Louis Segond 1910

    « Éraste est resté à Corinthe, et j'ai laissé Trophime malade à Milet. »

    2 Timothée 4:20 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Interdits tenus ensemble : on ne promet jamais la guérison au nom de Dieu, on n'accuse jamais la foi du malade, on n'oppose jamais la prière au traitement. Chacune de ces phrases fait des blessés qu'elle prétend édifier.

    Emmanuel — Le psaume qui dit que Dieu guérit toutes tes maladies est une louange qui embrasse toute une vie et l'éternité, pas un contrat à brandir au chevet. Toute guérison, par quelque canal que ce soit, vient de lui.

    « Mon âme, bénis l'Éternel, Et n'oublie aucun de ses bienfaits! »

    Psaumes 103:2 — Louis Segond 1910

    « C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; »

    Psaumes 103:3 — Louis Segond 1910
  6. Élise — L'espérance chrétienne ne s'arrête pas au corps qui décline : l'homme intérieur se renouvelle, et la résurrection est la guérison complète promise à tous ceux qui sont en Christ.

    Emmanuel — Envoi : prier pour ses malades avec audace, les entourer sans leur faire porter de fardeau, se soigner sans honte, et espérer plus loin que la chambre d'hôpital. Le Ressuscité a déjà vaincu ce qui nous détruit.

    « C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »

    2 Corinthiens 4:16 — Louis Segond 1910
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