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Aux Sources · Questions vives

La mort, sans peur ?

Avec Élise & Emmanuel14:52

Pas le deuil d'un proche : sa propre mort. Élise et Emmanuel osent une conversation honnête — la peur existe aussi chez les croyants — et ouvrent les textes qui délivrent : Christ a anéanti celui qui a la puissance de la mort. Registre sobre, sans triomphalisme : une paix reçue, pas une bravoure jouée.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Élise pose la distinction du sujet : on a déjà parlé du deuil — perdre un proche — mais ici c'est autre chose, plus tabou encore : la pensée de sa propre mort, celle qu'on n'ose pas dire à voix haute même à l'église.

    Emmanuel — Emmanuel ouvre depuis son âge : la cinquantaine, c'est l'âge où les faire-part ne concernent plus seulement la génération d'avant — et où la question cesse d'être théorique.

    « Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. »

    Psaumes 23:4 — Louis Segond 1910

    « Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. »

    Jean 14:1 — Louis Segond 1910
  2. Élise — Élise se livre : certaines nuits, depuis son épuisement professionnel, la peur revient — et longtemps elle a cru que cette peur prouvait que sa foi était défaillante. Hébreux 2:15 l'a retournée : ce texte suppose que la crainte de la mort existe, et annonce qu'on en est délivré, pas qu'on doit la nier.

    Emmanuel — Emmanuel refuse la culpabilisation : Jésus lui-même, à Gethsémané, a été saisi d'angoisse devant sa mort — la peur n'est pas le contraire de la foi ; la servitude, c'est quand la peur gouverne la vie.

    « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, »

    Hébreux 2:14 — Louis Segond 1910

    « et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. »

    Hébreux 2:15 — Louis Segond 1910
  3. Élise — Élise s'arrête sur le contexte de Jean 11 : Jésus dit « je suis la résurrection » devant un tombeau, à une femme en larmes — et il pleure lui-même juste après. La réponse chrétienne à la mort n'est pas une idée, c'est une personne qui a pleuré avec nous.

    Emmanuel — Emmanuel s'appuie sur les prémices de 1 Corinthiens 15 : la résurrection de Jésus n'est pas un cas isolé mais la première gerbe d'une moisson — son tombeau vide est la preuve anticipée du nôtre.

    « Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; »

    Jean 11:25 — Louis Segond 1910

    « et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? »

    Jean 11:26 — Louis Segond 1910

    « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. »

    1 Corinthiens 15:20 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Élise interroge honnêtement : « la mort m'est un gain » — elle admire la phrase mais avoue qu'elle ne peut pas encore la dire sans trembler ; elle veut comprendre d'où Paul la tire, pour ne pas la porter comme un masque.

    Emmanuel — Emmanuel éclaire le secret de la phrase : le gain n'est pas de quitter la vie mais d'arriver quelque part — « être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur ». Paul écrit cela de prison : ce n'est pas la sérénité d'un homme confortable, c'est l'arithmétique d'un homme qui connaît son Sauveur.

    « car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain. »

    Philippiens 1:21 — Louis Segond 1910

    « Je suis pressé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; »

    Philippiens 1:23 — Louis Segond 1910

    « et qui a été manifestée maintenant par l'apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Évangile. »

    2 Timothée 1:10 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Élise conclut avec sa peur encore présente mais déplacée : Romains 8 ne promet pas une vie sans nuits difficiles, il promet qu'aucune nuit — pas même la dernière — ne la séparera de l'amour de Dieu ; c'est cette parole-là qu'elle se redit désormais à trois heures du matin.

    Emmanuel — Emmanuel conclut sur la victoire donnée : 1 Corinthiens 15:57 dit que Dieu nous « donne » la victoire — on ne fabrique pas son courage devant la mort, on reçoit un vainqueur ; et en attendant, on vit, on sème, on aime, si Dieu veut.

    « O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? »

    1 Corinthiens 15:55 — Louis Segond 1910

    « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ! »

    1 Corinthiens 15:57 — Louis Segond 1910

    « Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, »

    Romains 8:38 — Louis Segond 1910

    « ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. »

    Romains 8:39 — Louis Segond 1910
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