Aux Sources · Questions vives
La Sainte Cène : que se passe-t-il à ce repas ?
Avec Élise & Emmanuel14:17
Que signifie « ceci est mon corps » ? Élise et Emmanuel ouvrent les textes de l'institution pour comprendre ce qui se passe vraiment à ce repas : un mémorial, une communion réelle par la foi, pas un rite magique. Ton fraternel et révérencieux, contrastes avec d'autres traditions dits clairement mais sans mépris.
Chapitres & repères
Élise — Élise reconnaît qu'après des années de pratique, elle s'est parfois surprise à prendre le pain en pensant à sa liste de courses, d'où sa question : que se passe-t-il vraiment à ce repas ?
Emmanuel — Emmanuel raconte que c'est au moment où il se sentait le plus indigne que ce repas lui a le mieux parlé : la table du Seigneur est dressée pour ceux qui n'ont rien à apporter.
« Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. »
Luc 22:19 — Louis Segond 1910« Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. »
Matthieu 26:26 — Louis Segond 1910Élise — Élise apporte la question qu'on n'ose pas poser : une collègue catholique de l'hôpital lui a demandé un jour « chez vous, le pain devient-il vraiment le corps du Christ ? », et elle a bafouillé. Elle veut une réponse claire et respectueuse.
Emmanuel — Emmanuel répond depuis le texte : « faites ceci en mémoire de moi », le pain reste du pain, le vin reste du vin ; ils rappellent le corps meurtri et le sang versé d'un Christ vivant. Pas de transsubstantiation, aucun pouvoir magique ; le contraste avec la tradition catholique est dit clairement, sans un mot de mépris.
« Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, »
1 Corinthiens 11:23 — Louis Segond 1910« Et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
1 Corinthiens 11:24 — Louis Segond 1910« De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »
1 Corinthiens 11:25 — Louis Segond 1910Élise — Élise défend le versant intérieur : mémorial ne veut pas dire souvenir froid, Paul parle de communion. Par la foi, quelque chose de réel se passe : on communie au Christ vivant, on renouvelle sa dépendance de son œuvre.
Emmanuel — Emmanuel défend le versant horizontal : un seul pain, un seul corps, impossible de communier au Christ en étant fâché avec son frère. Il raconte le pardon qu'il a dû poser envers son ancien associé avant de reprendre la Cène pendant sa traversée du désert financière.
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? »
1 Corinthiens 10:16 — Louis Segond 1910« Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain. »
1 Corinthiens 10:17 — Louis Segond 1910Élise — Élise plaide pour une vraie préparation : samedi soir, un psaume, un examen posé du cœur, elle craint que la fréquence hebdomadaire use le sacré et transforme le moment solennel en routine.
Emmanuel — Emmanuel plaide pour la fréquence : l'Église du livre des Actes rompait le pain chaque semaine, et l'examen de 1 Corinthiens 11:28 se conclut par « qu'ainsi il mange ». La Cène est réservée aux personnes régénérées et baptisées, mais parmi elles, aucune n'est « assez digne » : c'est la table de la grâce.
« Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe. »
1 Corinthiens 11:28 — Louis Segond 1910« car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. »
1 Corinthiens 11:29 — Louis Segond 1910Élise — Élise retient que la Cène regarde dans trois directions : en arrière vers la croix, autour vers les frères, en avant vers le retour du Seigneur, un repas qui rend l'espérance concrète, à hauteur de table.
Emmanuel — Emmanuel conclut : la Cène n'octroie pas le salut, c'est parce qu'on a le salut qu'on y participe. Ce repas prêche l'Évangile sans un mot, toutes les semaines, jusqu'au retour du Maître de la table.
« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. »
1 Corinthiens 11:26 — Louis Segond 1910« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. »
Éphésiens 2:8 — Louis Segond 1910