Aux Sources · Questions vives
Adventistes, pentecôtistes, catholiques, témoins de Jéhovah… tous chrétiens ?
Avec Élise & Emmanuel19:46
Pourquoi tant d'églises différentes, et sont-elles toutes réellement chrétiennes ? Élise et Emmanuel traversent les grandes familles de la chrétienté sans mépris et sans flou : ce n'est pas l'enseigne sur le fronton qui fait le chrétien, c'est la réponse à la question de Jésus — « qui dites-vous que je suis ? ». Un épisode net sur l'essentiel, charitable sur le secondaire, et respectueux de chaque personne.
Chapitres & repères
Élise — Élise ouvre à vif : sa fille ado, devant les églises du quartier, lui a demandé « maman, c'est quoi la différence ? pourquoi on va dans celle-là ? » — et elle a réalisé qu'elle ne savait pas bien répondre. Puis samedi, deux témoins de Jéhovah ont sonné : conversation polie, Bible à la main des deux côtés, et elle n'a pas su la finir. Elle pose la question-titre frontalement : tous chrétiens, vraiment ?
Emmanuel — Emmanuel accueille la question mais renverse d'emblée la perspective : avant de trier les enseignes, entendre que Jésus a prié pour l'unité des siens — et que nos divisions ont un coût missionnaire, « pour que le monde croie ». La question n'est pas d'abord un problème de classement, c'est une blessure.
« Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, »
Jean 17:20 — Louis Segond 1910« afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. »
Jean 17:21 — Louis Segond 1910Élise — Élise demande le récit qu'on ne lui a jamais fait simplement : comment on passe d'une Église à des centaines de familles. Elle note, presque soulagée, que le réflexe des étiquettes est vieux comme Corinthe — « moi je suis de Paul, moi d'Apollos » — donc que le problème est dans nos cœurs avant d'être dans l'histoire.
Emmanuel — Emmanuel déroule l'histoire à grands traits, exacte et prudente, en artisan qui explique une charpente : chaque séparation a des raisons réelles — parfois graves, parfois de la fidélité à l'Écriture, parfois de l'orgueil des deux côtés. Et il pose la ligne maison : on ne se définit pas par une étiquette mais par la Parole.
« Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! et moi, d'Apollos! et moi, de Céphas! et moi, de Christ! »
1 Corinthiens 1:12 — Louis Segond 1910« Christ est-il divisé? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés? »
1 Corinthiens 1:13 — Louis Segond 1910Élise — Élise cherche un critère qu'elle pourrait redonner à sa fille en une phrase. Elle propose d'abord une liste de doctrines à cocher ; Emmanuel la ramène à une question posée par Jésus lui-même. Elle reçoit : le test n'est pas l'enseigne sur le fronton, c'est la réponse du cœur à Césarée.
Emmanuel — Emmanuel, l'homme des évangiles, plante sa boussole : à Césarée, Jésus ne demande pas « de quelle école êtes-vous ? » mais « qui dites-vous que je suis ? ». Et il tient le credo que Paul dit « avant tout » : Christ mort pour nos péchés selon les Écritures, enseveli, ressuscité le troisième jour. Voilà le noyau — reçu, pas inventé.
« Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? »
Matthieu 16:15 — Louis Segond 1910« Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Matthieu 16:16 — Louis Segond 1910« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; »
1 Corinthiens 15:3 — Louis Segond 1910« qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures; »
1 Corinthiens 15:4 — Louis Segond 1910Élise — Élise passe en revue ce qui différencie les familles fidèles — mode du baptême, place des dons de l'Esprit chez les pentecôtistes, sabbat des adventistes, gouvernance, liturgie — et pose la question dérangeante : si c'est secondaire, pourquoi on ne fusionne pas tous ? Elle plaide pour que « secondaire » ne veuille jamais dire « sans importance ».
Emmanuel — Emmanuel tient les deux bouts d'Éphésiens 4 : ce qui est « un seul » (corps, Esprit, Seigneur, foi, Dieu) est non négociable ; le reste relève de Romains 14 — que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Sur les dons, il refuse explicitement de trancher : des chrétiens véritables des deux côtés, et ce n'est pas le sujet de ce micro.
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; »
Éphésiens 4:4 — Louis Segond 1910« il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, »
Éphésiens 4:5 — Louis Segond 1910« un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. »
Éphésiens 4:6 — Louis Segond 1910« Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. »
Romains 14:5 — Louis Segond 1910Élise — Élise pose la question que beaucoup n'osent pas : les catholiques sont-ils chrétiens ? Elle a grandi avec des idées reçues dans les deux sens — « ce sont eux les vrais historiques » ou « ils ne sont pas sauvés » — et demande qu'on lui parle net, sans mépris et sans flou.
Emmanuel — Emmanuel répond depuis une amitié de chantier avec un collègue catholique pratiquant : le credo qu'ils partagent — Dieu trinitaire, Christ mort et ressuscité — place le catholicisme DANS la chrétienté ; et les désaccords majeurs se nomment en face : l'autorité (l'Écriture seule ou le magistère), la justification par la foi seule, la médiation — un seul médiateur, 1 Timothée 2:5. Il refuse l'un sans l'autre : ni gommer, ni mépriser.
« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme, »
1 Timothée 2:5 — Louis Segond 1910« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. »
Éphésiens 2:8 — Louis Segond 1910« Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
Éphésiens 2:9 — Louis Segond 1910Élise — Élise revient à sa porte de samedi : les deux personnes étaient sincères, aimables, zélées — plus zélées qu'elle, avoue-t-elle. Elle demande où passe la frontière, et pourquoi ce n'est pas juste « une famille un peu différente ». Elle veut aussi qu'on lui apprenne à leur répondre avec amour la prochaine fois.
Emmanuel — Emmanuel pose le critère avec une netteté totale : la frontière n'est pas la bizarrerie des pratiques, c'est la personne du Christ. Les témoins de Jéhovah enseignent que Jésus est une créature et non Dieu — négation de la Trinité — et annoncent un autre évangile : au regard de l'orthodoxie historique et de notre confession (Jésus vrai Dieu), ce n'est pas une famille chrétienne mais un autre message. On réfute la doctrine ; on aime les personnes.
« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »
Jean 1:1 — Louis Segond 1910« Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! »
Jean 20:28 — Louis Segond 1910« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. »
1 Jean 2:22 — Louis Segond 1910« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème! »
Galates 1:8 — Louis Segond 1910Élise — Élise formule la réponse à la question qu'elle portait depuis le début, pour sa fille et pour elle : aucune étiquette ne sauve, et aucune ne damne parmi celles qui confessent le Christ des Écritures ; ce qui fait le chrétien, c'est la nouvelle naissance et la foi au Fils. Elle repart avec une boussole (la Parole, comme les Béréens) et une conversation à reprendre samedi prochain.
Emmanuel — Emmanuel scelle la réponse avec Jean 10 et 2 Timothée 2:19 : il y a des brebis du Seigneur dans plusieurs enclos dénominationnels, et des cœurs loin de lui dans tous — le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent. Posture finale : unité sur le noyau, charité sur le secondaire, clarté sur l'essentiel — et Jean 17:21 comme prière, pas comme slogan.
« Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. »
Jean 3:3 — Louis Segond 1910« Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact. »
Actes 17:11 — Louis Segond 1910« Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l'iniquité. »
2 Timothée 2:19 — Louis Segond 1910« Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. »
Jean 10:27 — Louis Segond 1910