Aux Sources · Questions vives
Percer les oreilles de son enfant : à la naissance, à sa demande, ou plus tard ?
Avec Élise & Emmanuel18:13
Une jeune maman arrête Élise au bout du culte, son bébé dans les bras, la voix pleine de culpabilité : a-t-on le droit de percer les oreilles de sa fille, est-ce mondain ? Deux voix pour lever une fausse culpabilité que la Bible n'impose nulle part, ramener le cœur avant le métal, et présenter au mieux les trois manières de choisir le moment, sans jamais mépriser aucune famille ni trancher pour les autres.
Chapitres & repères
Élise — Une jeune maman de l'assemblée lui a posé la question dimanche, culpabilisée pour un simple geste de tendresse ; cela l'a ramenée à sa propre hésitation, quinze ans plus tôt, avec sa fille.
Emmanuel — Le recul de celui qui a déjà traversé ces petites décisions : ce qui paraît minuscule cache une vraie question, à qui appartient ce corps confié.
« Voici, des fils sont un héritage de l'Éternel, Le fruit des entrailles est une récompense. »
Psaume 127:3 — Louis Segond 1910Élise — Elle veut d'abord lever la fausse culpabilité de cette jeune maman : nulle part la Bible n'ordonne ni n'interdit de percer les oreilles, et il faut le dire honnêtement ; ce qui pèse sur les jeunes parents vient de la tradition, pas de la Parole.
Emmanuel — Il tient la rigueur : ne pas faire dire à l'Écriture plus qu'elle ne dit, ni pour interdire ni pour cautionner ; l'ornement y est un objet ordinaire, et Jésus avertit ceux qui érigent des coutumes humaines en commandements de Dieu.
« C'est en vain qu'ils m'honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. »
Marc 7:7 — Louis Segond 1910Élise — L'Écriture ne s'inquiète jamais du bijou mais du cœur : les mêmes boucles d'oreilles deviennent le veau d'or ; le vrai enjeu pour un parent n'est pas le trou, mais la motivation.
Emmanuel — Il montre le glissement : percer par joie et beauté, ou faire de son enfant une vitrine de soi ; le métal n'est jamais le problème, c'est ce que le cœur met à la place de Dieu.
« Aaron leur dit: Otez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. »
Exode 32:2 — Louis Segond 1910« Et tous ôtèrent les anneaux d'or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. »
Exode 32:3 — Louis Segond 1910« Ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient entre leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles. Jacob les enfouit sous le térébinthe qui est près de Sichem. »
Genèse 35:4 — Louis Segond 1910Élise — Sur le moment, la Bible ne tranche pas : elle présente les trois chemins au mieux de chacun, sans verdict, en honorant sans réserve le percement à la naissance vécu dans tant de familles.
Emmanuel — Chaque chemin a sa beauté : l'amour et l'appartenance dès le berceau, le désir de l'enfant honoré et guidé, ou le respect du consentement d'un corps confié qui, en plus, se referme.
« On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l'Éternel demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
Michée 6:8 — Louis Segond 1910Élise — Décider pour un petit enfant est l'autorité normale et bonne des parents ; mais elle nuance le réflexe « attendre égale respecter », car sa propre fille chérit d'avoir été percée bébé.
Emmanuel — Avec le recul de trois enfants, il pencherait pour laisser l'enfant choisir plus tard, mais reçoit la nuance d'Élise ; l'autorité est une intendance, un soin jamais un pouvoir sur, qui prépare l'enfant à ses propres choix.
« Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent. »
Colossiens 3:21 — Louis Segond 1910Élise — Le mot qui rassemble tout : l'Éternel regarde au cœur, non à ce qui frappe les yeux ; le plus grand cadeau à un enfant n'est pas un bijou mais un cœur qui, un jour, pourra choisir d'aimer le Seigneur par grâce.
Emmanuel — Le sommet du sujet, sans match nul : ce qui est ferme tient, le moment reste à la sagesse de chaque foyer ; Dieu ne juge pas nos filles à leurs lobes mais à ce que nous cultivons dans leur cœur.
« Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au coeur. »
1 Samuel 16:7 — Louis Segond 1910