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Aux Sources · Vie intérieure

La sécheresse spirituelle : quand Dieu semble loin

Avec Élise & Emmanuel13:54

Il y a des saisons où la prière est sèche et le culte machinal, sans crise de foi déclarée. Élise et Emmanuel nomment cette soif que les psalmistes connaissaient — et montrent comment marcher dans l'obscurité en s'appuyant sur Dieu, sans culpabilité et sans recette. Ton honnête, apaisé, nourri des psaumes.

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Chapitres & repères

  1. Élise — On peut être fidèle au culte, à la lecture, au service — et ne plus rien sentir. Ce n'est pas une crise de foi, et c'est justement pour ça qu'on n'ose pas en parler.

    Emmanuel — La sécheresse est plus répandue qu'on ne le dit : beaucoup de frères solides la traversent en silence, par peur de paraître tièdes.

    « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! »

    Psaumes 42:2 — Louis Segond 1910

    « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? »

    Psaumes 42:3 — Louis Segond 1910
  2. Élise — Le génie des psaumes : David parle À Dieu de la distance de Dieu. La sécheresse dite devant lui devient une prière — c'est le contraire de l'hypocrisie.

    Emmanuel — David écrit ce psaume dans un vrai désert, en fuite : la terre aride n'est pas une image de poète, c'est son adresse. Nos saisons sèches ont le droit d'être nommées avec la même franchise.

    « O Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau. »

    Psaumes 63:2 — Louis Segond 1910

    « Mon coeur dit de ta part: Cherchez ma face! Je cherche ta face, ô Éternel! »

    Psaumes 27:8 — Louis Segond 1910
  3. Élise — Ésaïe décrit un croyant fidèle — il craint l'Éternel, il écoute — et pourtant il marche dans l'obscurité. L'obscurité n'est donc pas forcément une punition ni un égarement.

    Emmanuel — Pendant son dépôt de bilan, le ciel semblait fermé pendant des mois ; il a appris là que s'appuyer sur Dieu est un acte, pas un ressenti — on s'appuie même sur ce qu'on ne voit pas.

    « Quiconque parmi vous craint l'Éternel, Qu'il écoute la voix de son serviteur! Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, Qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, Et qu'il s'appuie sur son Dieu! »

    Ésaïe 50:10 — Louis Segond 1910

    « Pour moi, je regarderai vers l'Éternel, Je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut; Mon Dieu m'exaucera. »

    Michée 7:7 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Dans la sécheresse, la tentation est de tout suspendre « en attendant que ça revienne ». Elle plaide l'inverse : rester aux rendez-vous de la grâce, en petit format s'il le faut.

    Emmanuel — Pierre ne dit pas « je ressens que tu es le Christ », il dit « à qui irions-nous ? » — la fidélité tient parfois à cette seule question, et elle suffit.

    « Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; »

    Lamentations 3:22 — Louis Segond 1910

    « Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande! »

    Lamentations 3:23 — Louis Segond 1910

    « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

    Jean 6:68 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Le psalmiste fait une chose étonnante : il se parle à lui-même. Il ne nie pas l'abattement, il lui répond — « espère en Dieu, car je le louerai ENCORE » : le mot de l'avenir.

    Emmanuel — Avec le recul de ses années sèches : Dieu n'était pas moins présent quand il le sentait moins — la promesse tenait, pas le thermomètre.

    « Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et ma face. »

    Psaumes 42:6 — Louis Segond 1910

    « L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l'âme qui le cherche. »

    Lamentations 3:25 — Louis Segond 1910