Le ciel d'été qui prêche
« Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l'étendue manifeste l'œuvre de ses mains. »
Il suffit de lever les yeux, ces soirs de juillet où la lumière traîne longtemps sur les toits, pour comprendre ce que David a vu. Le ciel n'est pas muet. Il raconte. Le verbe hébreu qu'emploie David évoque le récit patient d'un témoin qui redit, jour après jour, la même histoire : Dieu est glorieux, et ses mains ont fait cela. La grande étendue bleue au-dessus de nos vacances n'a rien d'un décor neutre. C'est une parole posée là par le Créateur pour qui veut l'entendre. Avant même que nous ouvrions la Bible, la création tend déjà l'oreille vers nous.
Mais la création ne sauve personne. Elle éveille, elle émerveille, elle nous met devant une gloire qui nous dépasse, et là elle s'arrête. Le ciel me dit que Dieu est grand ; il ne me dit pas encore qu'il m'aime au point de venir me chercher. Pour cela, il a fallu une autre parole, plus précise et plus proche : celle de l'Écriture, et surtout celle du Fils. Le firmament raconte la gloire. L'Évangile, lui, raconte la grâce. L'un me fait lever la tête ; l'autre me fait plier le genou.
L'été a ceci de précieux qu'il ralentit nos courses. Nous avons enfin le temps de regarder un couchant sans le photographier aussitôt, d'écouter le silence d'une nuit à la campagne. Ce temps rendu est une invitation. Pas à nous perdre dans une vague spiritualité qui se contenterait de la beauté ; à laisser plutôt cette beauté nous mener vers celui qu'elle annonce. Le psaume, justement, monte des cieux aux Écritures, puis à la loi parfaite de l'Éternel. Toujours le même chemin : du visible vers le Verbe.
Cette semaine, offre-toi cet exercice sans hâte : un soir, sors, regarde le ciel, laisse-le faire son travail de héraut. Puis rentre, ouvre le texte, et laisse la Parole achever ce que la création a commencé. Le Dieu qui a tendu l'étendue au-dessus de ta tête est le même qui, en Christ, s'est penché jusqu'à la croix pour toi. La gloire des cieux n'est qu'un premier mot ; le dernier, c'est un nom : Jésus.
Père, merci pour le ciel qui raconte ta gloire. Ouvre mes yeux à ta beauté, mais surtout ouvre mon cœur à ta grâce en Jésus-Christ. Que la création me conduise jusqu'à toi. Amen.