Que tout en moi bénisse
« Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! »
En ce dimanche d'été, quand les cloches sonnent sur des villages plus calmes qu'à l'ordinaire, le psalmiste nous tend les mots justes pour ouvrir la journée : Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !(Psaume 103:1)
Fait étonnant, David ne parle pas d'abord à Dieu, il se parle à lui-même. Il s'adresse la parole, il se réveille, il se pousse à bénir. La louange ne jaillit pas toujours d'elle-même ; il faut parfois la commander à son propre cœur distrait. Le repos de l'été peut engourdir l'âme autant que la reposer. David montre le remède : se secouer soi-même vers Dieu, appeler son âme à faire ce pour quoi elle est faite, bénir Celui qui l'a créée.
Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !(Psaume 103:1)
Tout : pas seulement les lèvres du dimanche, mais la mémoire, les affections, la volonté, le corps lui-même. David refuse la louange en morceaux. Il veut que rien en lui ne reste hors de l'adoration. Nous sommes prompts à donner à Dieu une part de nous, une heure, une émotion, une bonne intention, en gardant le reste pour nous. Le psaume demande davantage : que l'être entier se tourne vers Dieu. Voilà l'unité de la vie chrétienne, non pas des compartiments séparés mais un cœur orienté d'un bloc vers son Seigneur.
La suite du psaume dit pourquoi bénir : C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies; c'est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde;(Psaume 103:3-4)
La louange de David n'a rien d'un enthousiasme vague ; elle s'appuie sur des bienfaits précis, et le premier de tous, c'est le pardon. Cela nous garde de toute religion transactionnelle. Nous ne bénissons pas Dieu pour l'amadouer ni pour lui arracher ses faveurs ; nous le bénissons parce qu'il a déjà tout donné. Ce pardon annoncé ici trouve son achèvement à la croix, où Christ a tout accompli, une fois pour toutes. Notre louange n'achète rien, elle répond à une grâce déjà reçue.
Que ce dimanche ne se réduise pas à un jour de détente ; qu'il soit un jour de bénédiction. Avant les activités, prends une minute pour te dire à toi-même, comme David : Mon âme, bénis l'Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !(Psaume 103:1)
Rappelle-toi un bienfait concret, d'abord le pardon de tes fautes en Christ, et laisse ta reconnaissance monter. Tu verras que la joie ne tient pas d'abord aux circonstances heureuses ; elle naît d'un cœur qui bénit. Que tout ce qui est en toi, ce dimanche comme la semaine qui vient, se souvienne de son saint nom.
Éternel, mon âme te bénit et tout ce qui est en moi loue ton saint nom. Merci pour le pardon de mes fautes en Christ, ta plus grande grâce. Réveille mon cœur distrait et unifie ma vie dans ta louange. Amen.