Plus douce que le miel
« Que tes paroles sont douces à mon palais, Plus que le miel à ma bouche! »
Voici une image inattendue pour parler de la Parole de Dieu: le goût. Le psalmiste ne dit pas seulement que la Parole est vraie ou utile; il dit qu'elle est douce, savoureuse, plus que le miel dans la bouche. Que tes paroles sont douces à mon palais, Plus que le miel à ma bouche!(Psaume 119:103)
Il en parle comme d'un plaisir, non d'une corvée. Voilà qui interroge notre manière de lire l'Écriture. La tenons-nous pour un devoir à accomplir, ou pour un mets à savourer? Le psaume connaît une joie de la Parole que nous avons parfois désapprise.
Goûter, cela demande de s'arrêter. On avale à la hâte un aliment sans le goûter; le miel, on le laisse fondre. Il en va de même de la Parole. Lue en courant, expédiée entre deux occupations, elle ne livre pas sa douceur. Prise lentement, méditée, laissée descendre, elle se révèle savoureuse. L'été, qui ralentit nos rythmes, est une saison propice à cette dégustation. On a le temps de s'attarder sur un verset, de le tourner et retourner, d'en laisser la douceur remplir la bouche du cœur.
Cette douceur n'a rien de mièvre. Le même psaume dit que la Parole est aussi une lampe, une épée, un rempart. Elle reprend, elle corrige, elle avertit. Mais pour qui aime Dieu, même ses reproches sont doux, car ils viennent d'un Père qui veut notre bien. Le miel de la Parole n'est pas un sucre qui flatte; c'est la saveur d'une vérité qui nourrit et guérit. Ceux qui la goûtent vraiment finissent par la préférer à tout autre plaisir.
Cette semaine, ne te contente pas de lire la Parole, goûte-la. Choisis un verset, un seul, et laisse-le fondre en toi tout au long du jour. Reviens-y, rumine-le, savoure-le. Tu découvriras peut-être ce que le psalmiste avait éprouvé, et ce que Jésus, la Parole faite chair, vient offrir: une douceur qui rassasie l'âme plus sûrement que tous les miels de la terre. Goûte, et vois combien l'Éternel est bon.
Seigneur, apprends-moi à goûter ta Parole comme un miel et non à la subir comme un devoir. Donne-moi de m'y attarder, de la savourer, d'en aimer jusqu'aux avertissements. Que ta Parole soit ma joie, elle qui me conduit à ton Fils. Amen.