Un cœur ferme d'avance
« Il ne craint point les mauvaises nouvelles; Son coeur est ferme, confiant en l'Éternel. »
La rentrée réveille souvent une sourde inquiétude. On pressent les nouvelles qui vont tomber, les défis qui attendent, les incertitudes de la saison qui commence. Le psalmiste décrit un homme d'une autre trempe : il ne craint point les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme. Remarque bien qu'il ne dit pas que cet homme n'en reçoit jamais, ni que sa vie est épargnée par l'épreuve. Il dit que, lorsque la mauvaise nouvelle arrive, son cœur ne s'effondre pas. Il tient. Et ce n'est pas une insensibilité, c'est une solidité.
D'où vient cette fermeté ? Le verset le dit d'un même souffle : son cœur est confiant en l'Éternel. La stabilité de cet homme ne repose pas sur lui-même, ni sur des circonstances favorables, mais sur Dieu. Le mot hébreu rendu par « ferme » évoque quelque chose d'affermi, d'établi, de posé sur une base sûre, comme une maison bâtie sur le roc. Un cœur ne devient pas ferme le jour de la mauvaise nouvelle ; il se prépare avant, en s'appuyant chaque jour sur Celui qui ne change pas. La confiance se cultive au temps du calme pour tenir au temps de la tempête.
Voilà pourquoi préparer son cœur n'est pas un luxe mais une nécessité. Le psaume ne nous demande pas de nous durcir, de faire semblant de ne rien ressentir. Il nous montre un homme dont le cœur est amarré à Dieu si solidement que la peur n'a plus le dernier mot. Cette assurance, nous ne la fabriquons pas à la force du poignet ; elle nous est donnée à mesure que nous apprenons à nous reposer sur les promesses de Dieu, scellées en Christ, qui a vaincu la pire des nouvelles en sortant du tombeau.
Avant que la nouvelle saison ne t'apporte ses surprises, affermis ton cœur dès maintenant. Cette semaine, chaque matin, avant même de consulter tes messages ou d'ouvrir la journée, rappelle-toi une promesse de Dieu et appuie-toi dessus. Ainsi, quand une mauvaise nouvelle viendra, elle te trouvera déjà ancré. Non que tu ne ressentiras rien, mais ton cœur, confiant en l'Éternel, restera ferme, parce qu'il repose sur un roc que rien ne peut ébranler.
Éternel, la rentrée m'inquiète et je redoute les nouvelles qu'elle apporte. Affermis mon cœur avant l'épreuve, ancre-le en toi. Que ma confiance repose non sur les circonstances, mais sur toi qui as vaincu la mort en Jésus-Christ. Amen.