L'Esprit Éditorial
Le coin du recueillement1 novembre 2026 · 1er novembre · espérance de la résurrection

Une espérance qui ne déçoit pas

« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. »
1 Thessaloniciens 4:13-14

En ces jours où beaucoup pensent à leurs défunts, l'Écriture vient parler, non pour nier le chagrin, mais pour l'éclairer. Paul écrit à des chrétiens en deuil, et il commence par reconnaître la réalité de la peine. Il ne leur demande pas de ne pas pleurer. Il leur demande seulement de ne pas pleurer comme ceux qui n'ont point d'espérance. Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.(1 Thessaloniciens 4:13-14) Il y a donc deux manières de porter le deuil : celle qui n'attend plus rien, et celle qui pleure en espérant. Le chrétien connaît la seconde.

Arrêtons-nous sur le mot que Paul emploie pour désigner les morts : ceux qui dorment. Le terme grec a donné notre mot cimetière, qui signifie littéralement dortoir, lieu où l'on dort. Ce n'est pas une manière d'adoucir la réalité de la mort, bien réelle et douloureuse ; c'est une manière de dire qu'elle n'est pas le dernier mot. Le sommeil suppose un réveil. Pour celui qui est en Christ, la mort n'est pas un anéantissement, mais un endormissement dont Dieu tirera au grand matin de la résurrection.

Et tout repose sur une seule certitude, que Paul énonce clairement : si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité. Voilà le fondement, et il n'y en a pas d'autre. Notre espérance pour nos défunts ne s'appuie ni sur leurs mérites, ni sur nos prières adressées en leur faveur, ni sur une quelconque intercession des saints. Elle repose entièrement sur le Christ ressuscité. Parce qu'il est sorti vivant du tombeau, ceux qui lui appartiennent le suivront. La mort n'a pas pu le retenir, et elle ne retiendra pas non plus les siens.

Cette espérance ne supprime pas les larmes ; elle les traverse d'une lumière. Si tu portes aujourd'hui le deuil d'un être cher qui est mort dans la foi, tu peux pleurer, oui, mais non comme quelqu'un que la mort aurait tout pris. Ton espérance a un nom et un visage : Jésus, mort et ressuscité. Ne cherche pas de consolation ailleurs, dans des rites tournés vers les morts. Tourne-toi vers le Vivant. C'est en lui, et en lui seul, que Dieu ramènera ceux qui sont morts. Cette promesse, Paul le dit, est faite pour que nous nous consolions les uns les autres.

Prière

Seigneur Jésus, tu es mort et tu es ressuscité, et là est toute mon espérance. Console ceux qui pleurent un être cher. Que notre deuil ne soit pas celui du désespoir, mais celui d'une attente : le jour où tu ramèneras les tiens. En toi seul repose notre consolation. Amen.