Aux Sources · Vie de couple
Aimer à nouveau après le veuvage
Aux Sources · Vie de couple
Aimer à nouveau après le veuvage
Avec Élise & Emmanuel13:54
Quand la mort a séparé ce que Dieu avait uni, le cœur a-t-il le droit d'aimer encore ? Emmanuel et Élise ouvrent 1 Corinthiens 7, Romains 7 et le livre de Ruth pour marcher à côté de ceux que le veuvage a traversés : la culpabilité, les enfants, le regard de l'église… et la liberté douce que Dieu donne, dans le Seigneur.
Chapitres & repères
Élise — On ne parlera pas à la place des veufs : on parle en frères et sœurs qui marchent à côté, à voix basse, avec la Bible ouverte.
Emmanuel — Derrière la question du remariage, il y a une question plus profonde : est-ce que mon cœur a encore le droit d'être vivant ?
Élise — L'Écriture ne tolère pas le remariage après le veuvage : elle déclare la personne libre. Le mot vient de Dieu, pas des hommes.
Emmanuel — Une seule balise demeure, « dans le Seigneur » : la liberté est entière, mais elle se vit devant Dieu, avec quelqu'un qui espère le même retour du même Seigneur.
« Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut; seulement, que ce soit dans le Seigneur. »
1 Corinthiens 7:39 — Louis Segond 1910« Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. »
Romains 7:2 — Louis Segond 1910« Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. »
Romains 7:3 — Louis Segond 1910« Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. »
Matthieu 22:30 — Louis Segond 1910Élise — Aimer à nouveau n'efface pas le premier amour : on n'aime pas à la place de, on aime aussi. Et le deuil qui continue au milieu du nouveau bonheur est permis.
Emmanuel — Une alliance tenue jusqu'à la dernière heure ne peut pas être trahie : elle a été honorée jusqu'au bout. La fidélité d'un veuf ne se mesure pas aux années de solitude qu'il s'impose.
« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. »
1 Thessaloniciens 4:13 — Louis Segond 1910« L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. »
Psaume 34:19 — Louis Segond 1910Élise — Quand une veuve retrouve un amour dans le Seigneur, l'église devrait ressembler aux femmes de Bethléhem : bénir et se réjouir, pas compter les mois d'un air entendu.
Emmanuel — Ruth s'était réfugiée sous les ailes de l'Éternel, et l'Éternel a répondu par l'aile de Boaz : le remariage d'une veuve n'est pas un plan B dans la Bible, il porte la lignée du Messie.
« Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier! »
Ruth 2:12 — Louis Segond 1910« Il dit: Qui es-tu? Elle répondit: Je suis Ruth, ta servante; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. »
Ruth 3:9 — Louis Segond 1910« Les femmes dirent à Naomi: Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël! »
Ruth 4:14 — Louis Segond 1910« Je veux donc que les jeunes se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison, qu'elles ne donnent à l'adversaire aucune occasion de médire; »
1 Timothée 5:14 — Louis Segond 1910Élise — Les deux chemins sont honorables devant Dieu : demeurer veuf et le servir de tout son cœur, comme Anne la prophétesse, ou se remarier dans le Seigneur, comme Ruth. L'Écriture n'impose ni l'un ni l'autre.
Emmanuel — Personne d'autre que Dieu ne connaît la date où un temps s'achève et où l'autre commence : ni la culpabilité, ni l'entourage qui presse.
« un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser; »
Ecclésiaste 3:4 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode
1. La question du parking
Emmanuel : Bienvenue dans Aux Sources, l'émission où l'on ouvre la Parole au milieu de la vie. Ce soir, on avance sur la pointe des pieds : aimer à nouveau après le veuvage. Élise, tu es avec moi ?
Élise : Je suis là, Emmanuel. Et j'ai envie qu'on parle doucement, ce soir. Comme on parle dans une maison où quelqu'un a pleuré.
Emmanuel : C'est exactement le ton qu'il faut. Alors je commence par ce qui m'a donné l'idée de cet épisode. Un mardi soir, après la réunion de prière, un frère m'attendait près des voitures. Je l'appellerai André… ce n'est pas son prénom. Veuf depuis trois ans.
Élise : Mmh.
Emmanuel : Il a tourné ses clés dans ses mains un long moment, sans rien dire. Et puis il m'a lâché : Emmanuel, j'ai rencontré quelqu'un. Une sœur d'une assemblée voisine, veuve elle aussi. Et tout de suite après, presque dans le même souffle : est-ce que je la trahis ?
Élise : Est-ce que je la trahis… tout est dans cette question, n'est-ce pas ? Trois ans après, son alliance porte encore un prénom.
Emmanuel : Oui. Et tu vois, ce soir-là, j'ai compris qu'il ne me demandait pas une permission. Il me demandait si son cœur avait encore le droit d'être vivant.
Élise : Si son cœur avait le droit… Moi, j'accompagne depuis deux ans une sœur de notre assemblée. Veuve à quarante-quatre ans, deux enfants encore à la maison. Elle m'a dit un jour une phrase que je n'oublie pas : le plus dur, ce n'est pas la solitude. C'est de ne plus savoir ce que j'ai le droit d'espérer.
Emmanuel : Alors posons le cadre, parce qu'il compte. Ce soir, on parle du veuvage. Uniquement du veuvage. Les autres formes de séparation existent, elles méritent d'être écoutées pour elles-mêmes… mais ce n'est pas notre sujet, et on ne le traitera pas en passant.
Élise : Et une deuxième chose, par honnêteté. Marc et moi, Rose et toi… nous ne sommes pas veufs. Nous ne savons pas ce que c'est de l'intérieur. Alors on ne parlera pas à la place de ceux qui le vivent. On parle en frères et sœurs qui marchent à côté, avec la Bible ouverte.
Emmanuel : Voilà le chemin que je propose. D'abord, ce que l'Écriture dit vraiment… parce qu'elle parle de ce sujet avec une netteté qui surprend. Ensuite, la question d'André, la trahison. Puis une histoire magnifique, celle de Ruth. Et enfin les regards autour : les enfants, l'église.
Élise : Et on gardera la voix basse d'un bout à l'autre. Parce que derrière ce sujet, il y a des visages… des maisons devenues trop silencieuses, des couverts qu'on ne sort plus. Si c'est votre histoire, ce soir, on voudrait juste être une présence fraternelle.
2. Ce que la Parole dit sans trembler
Élise : Commençons par le texte le plus clair. Première épître aux Corinthiens, chapitre sept, verset trente-neuf. Paul écrit : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut; seulement, que ce soit dans le Seigneur. »
Emmanuel : Elle est libre. Tu remarques que Paul ne dit pas : elle est excusée. Ni : elle est tolérée. Libre.
Élise : Libre de se marier à qui elle veut… c'est une liberté large, donnée noir sur blanc. Et elle vaut évidemment dans les deux sens, pour la veuve comme pour le veuf.
Emmanuel : Et Paul n'écrit pas ça en passant. Il le redit aux Romains, au chapitre sept : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. » Dégagée. Le lien s'arrête là où la mort passe.
Élise : Mmh… et le verset suivant va encore plus loin. Il faut oser le lire jusqu'au bout.
Emmanuel : Oui. « si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. » Point adultère. La Parole répond à la question d'André presque mot pour mot. Aimer à nouveau après la mort du conjoint, ce n'est pas une infidélité. C'est écrit.
Élise : Elle n'est point adultère… J'aimerais que chaque veuf, chaque veuve qui nous écoute entende cette phrase ce soir. Pas de notre bouche… de la sienne. C'est Dieu qui ouvre cette porte, pas nous.
Emmanuel : Il faut dire pourquoi, aussi. Le mariage n'est pas une alliance éternelle. C'est Dieu lui-même qui l'a bornée dans le temps. Jésus le dit dans Matthieu vingt-deux : « Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. »
Élise : Ce verset-là… je sais qu'il peut faire mal, la première fois. On voudrait retrouver là-haut celui qu'on a aimé, exactement comme avant. Le même foyer, la même main dans la main.
Emmanuel : Et on le retrouvera, s'il est au Seigneur. Mais pas comme mari et femme… comme mieux que ça. Frère et sœur dans la gloire, sans manque, sans larmes, devant le visage de Christ. Ce qu'on perd en titre, on le gagne en plénitude.
Élise : Sans manque… Le mariage est un cadeau pour ce temps-ci. Une image de l'amour de Christ pour son Église… et une image n'est plus nécessaire quand l'original est là. Alors la fidélité au défunt ne peut pas exiger ce que Dieu lui-même n'exige pas.
Emmanuel : Et il reste la seule balise du verset : que ce soit dans le Seigneur. Pas n'importe qui, pas n'importe comment. Quelqu'un avec qui on pourra prier, servir, lire la Parole… espérer le même retour du même Seigneur. La liberté est entière, mais elle se vit devant Dieu.
Élise : Une seule balise, et tout le reste est liberté. Ça, c'est la Parole. Reste le cœur… et le cœur, lui, pose d'autres questions. Celle d'André, par exemple.
3. Est-ce que je la trahis ?
Emmanuel : Alors venons-y. André connaissait tous ces textes. Il les avait lus bien avant de me parler. Et pourtant la question est sortie quand même : est-ce que je la trahis ?
Élise : Parce que la culpabilité ne lit pas les épîtres, Emmanuel. Elle se lève la nuit, elle regarde les photos, elle compte les années. La sœur que j'accompagne me l'a dit avec ses mots à elle : me remarier, j'aurais l'impression de le faire mourir une deuxième fois.
Emmanuel : Mmh… le faire mourir une deuxième fois. C'est très fort.
Élise : Alors il faut le dire clairement : aimer à nouveau, ce n'est pas effacer. Le second amour ne chasse pas le premier. On n'aime pas à la place de… on aime aussi. Le cœur n'est pas un tiroir qu'on vide pour le remplir autrement. Il s'agrandit, il n'échange pas.
Emmanuel : Et j'ajoute ce que j'ai répondu à André ce soir-là, sur le parking. Ton alliance, tu l'as tenue. Jusqu'à la dernière heure, jusqu'à la dernière nuit d'hôpital, tu étais là. Une alliance achevée ne peut pas être trahie… elle a été honorée jusqu'au bout. La mort a fermé le livre, elle ne l'a pas déchiré.
Élise : Honorée jusqu'au bout. Et la fidélité d'un veuf ne se mesure pas au nombre d'années de solitude qu'il s'impose ensuite. Personne ne devrait porter ce faux fardeau-là.
Élise : Mais il faut dire l'autre moitié aussi, parce qu'elle est vraie : le deuil ne s'arrête pas le jour où un nouvel amour commence. Il y aura des dates anniversaires, une chanson à la radio, un geste qui remonte sans prévenir. Et c'est permis.
Emmanuel : C'est permis, oui. Paul écrit aux Thessaloniciens, au chapitre quatre, qu'il ne veut pas que nous nous affligions « comme les autres qui n’ont point d’espérance ». Vous entendez ? Il ne dit pas : ne vous affligez pas. Il dit : pas comme ceux qui n'ont point d'espérance. L'affliction reste. C'est sa couleur qui change.
Élise : L'affliction reste, c'est sa couleur qui change… je vais garder cette phrase.
Emmanuel : Alors un nouveau conjoint qui voit son mari ou sa femme pleurer un souvenir, un anniversaire… ce n'est pas un échec du nouveau couple. C'est un cœur qui a beaucoup aimé, et qui aime encore. Il faut deux personnes assez grandes pour porter ça ensemble, sans jalousie envers quelqu'un qui est dans les bras de Dieu.
Élise : Et pour ceux qui sont encore au milieu de la nuit, sans personne à l'horizon, et qui n'en sont pas du tout à cette question… je voudrais poser un psaume. Le trente-quatrième : « L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. » Avant toute question de remariage, il y a ça. Dieu près du cœur brisé. Le reste vient après… s'il vient.
Emmanuel : Dieu près du cœur brisé. Et parfois, dans sa bonté, il envoie quelqu'un. C'est l'histoire de Ruth… et je veux qu'on la raconte.
4. Ruth, Boaz et le regard des autres
Emmanuel : Ruth, c'est une veuve. On l'oublie souvent en racontant cette histoire. Une jeune femme étrangère qui a tout perdu : son mari, son pays, sa sécurité. Elle arrive à Bethléhem avec sa belle-mère Naomi, veuve elle aussi. Deux femmes en deuil, sans rien.
Élise : Et elle va glaner derrière les moissonneurs pour les nourrir toutes les deux… c'est là que Boaz la remarque.
Emmanuel : Et écoute comment il la bénit, au chapitre deux : « Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier! » Sous les ailes de Dieu. Retiens l'image.
Élise : Mmh… les ailes.
Emmanuel : Parce qu'au chapitre trois, quand Ruth vient demander à Boaz de la prendre pour femme, voici ses mots : « étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. » La même aile. Boaz avait prié pour elle… et Dieu répond à la prière de Boaz par Boaz lui-même.
Élise : Elle s'était réfugiée sous les ailes de l'Éternel, et l'Éternel a étendu sur elle l'aile d'un homme bon. Le remariage de cette veuve n'est pas un plan B dans la Bible. Il est raconté, béni… et il porte la lignée du Messie. L'arrière-petit-fils de Ruth, c'est le roi David.
Emmanuel : Et regarde la ville. À la naissance de leur fils, les femmes disent à Naomi : « Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat ». Toute la communauté se réjouit avec elles. Personne ne murmure : déjà ?
Élise : Personne ne murmure… tu dis ça, et je pense au regard de nos assemblées. Parce que soyons honnêtes, il existe, ce murmure. Déjà ? Seulement deux ans ? Il refait sa vie, comme si l'ancienne ne comptait plus…
Emmanuel : Je l'ai entendu aussi. Rarement méchant, d'ailleurs. Mais il pèse lourd sur des épaules déjà fatiguées.
Élise : Alors écoutons Paul, dans la première épître à Timothée. Il parle justement des jeunes veuves, c'est tout le contexte du chapitre cinq, et il écrit : « Je veux donc que les jeunes se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison ». Il le veut. Ce n'est plus seulement une permission… c'est un encouragement.
Emmanuel : Et donc l'église devrait ressembler aux femmes de Bethléhem. Bénir, se réjouir, entourer. Pas compter les mois d'un air entendu.
Élise : Parce que le calendrier du deuil n'appartient à personne d'autre qu'à celui qui le porte… devant Dieu. Ni trop vite selon les uns, ni trop lentement selon les autres. Chacun se tient devant son Maître.
Emmanuel : Reste le cercle le plus intime : les enfants. André a deux filles adultes. Quand il leur a parlé, la première a pleuré de joie. La seconde n'a pas dit un mot pendant deux mois.
Élise : Deux réactions, deux deuils. Pour un enfant, même adulte, le remariage d'un parent réveille la perte. Ce n'est presque jamais contre la nouvelle personne… c'est pour celle qui manque. La chaise de maman, on la voit encore.
Emmanuel : Alors qu'est-ce qu'on doit aux enfants ? Pas une permission. Ils ne sont pas les gardiens du cœur de leur père ou de leur mère. Mais un honneur, oui : leur parler tôt, leur parler vrai, leur laisser du temps. Et ne jamais leur demander d'appeler quelqu'un papa ou maman.
Élise : Et leur dire clairement : personne ne remplace votre mère, personne ne remplace votre père. On ne remplace pas. On continue d'aimer, autrement. Souvent, c'est le jour où ils entendent ça que les enfants commencent à s'ouvrir.
Emmanuel : La deuxième fille d'André, d'ailleurs… c'est elle qui a fait le premier pas, des mois plus tard. Elle a invité la nouvelle épouse à prendre un café. Pas plus. Un café. Ces choses-là ne se forcent pas, elles se prient.
5. Libres, dans le Seigneur
Élise : Il est temps de rassembler, Emmanuel. Et je veux le faire pour deux personnes à la fois. Pour le veuf qui aime à nouveau et qui se sent coupable… et pour la veuve qui n'aime pas à nouveau, et que l'entourage presse gentiment de refaire sa vie.
Emmanuel : Ah oui, ça existe aussi, cette pression-là. Tu devrais sortir, rencontrer du monde… comme si la solitude était une panne à réparer.
Élise : Alors disons-le : les deux chemins sont honorables devant Dieu. Demeurer veuve et le servir de tout son cœur, comme Anne la prophétesse dans l'évangile de Luc, qui a passé des dizaines d'années au temple, dans la prière… ou se remarier dans le Seigneur, comme Ruth. L'Écriture honore les deux. Elle n'impose ni l'un ni l'autre.
Emmanuel : Et André, pour finir. Il m'a redonné sa question il y a quelques semaines… mais au passé. Il m'a dit : je croyais la trahir. J'ai compris que je pouvais lui rester reconnaissant pour toujours… et aimer encore. L'Ecclésiaste dit qu'il y a un temps pour tout.
Élise : « un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser; » Et personne d'autre que Dieu ne connaît la date où un temps s'achève et où l'autre commence.
Emmanuel : Je prie pour nous ? Notre Dieu, notre bon Papa, tu es près de ceux qui ont le cœur brisé. Console les veufs et les veuves de nos assemblées, visite leurs maisons silencieuses. À ceux que tu appelles à aimer encore, donne un cœur libre et sans honte ; à ceux qui demeurent seuls, donne ta présence qui suffit pour chaque jour. Et fais de nos églises des maisons qui bénissent, comme à Bethléhem. Au nom de Jésus, amen.
Élise : Amen.
Emmanuel : Merci de nous avoir écoutés. Et si Dieu veut, on se retrouve très vite, Aux Sources.
Élise : Soyez doux, cette semaine, avec les cœurs en deuil autour de vous. À bientôt.
Continuer l'écoute
Quand l'un croit plus que l'autre
14:16 · 5 chapitresHonorer ses parents qui vieillissent
13:41 · 5 chapitresLa Lettre de Lumière
Chaque semaine, les nouveaux épisodes « Aux Sources » et nos méditations, droit dans votre boîte mail — sans spam, désinscription en un clic.