Aux Sources · Vie de couple
Quand l'un croit plus que l'autre
Aux Sources · Vie de couple
Quand l'un croit plus que l'autre
Avec Élise & Emmanuel14:16
Elle prie seule le soir, il la dépose devant l'église et repart. Élise et Emmanuel parlent de ces foyers où la foi n'avance pas au même pas : la solitude spirituelle, la conduite qui parle sans harceler, les saisons de la foi dans un couple croyant. Ni jugement, ni recette : une espérance patiente, appuyée sur 1 Pierre 3 et 1 Corinthiens 7.
Chapitres & repères
Élise — Ouvre avec l'histoire de son amie Claire, seule au culte chaque dimanche : ce sujet touche des foyers bien réels, et il est rarement nommé.
Emmanuel — Élargit d'emblée : même entre deux croyants, on n'est pas toujours au même endroit ; il pose le cadre de l'épisode, ni jugement, ni recette.
Élise — Nommer la solitude spirituelle : partager toute sa vie avec quelqu'un, sauf ce qui vous fait vivre le plus profondément, et la culpabilité qui s'y ajoute.
Emmanuel — Cette solitude existe aussi entre croyants : son hiver spirituel après le dépôt de bilan, quand la prière de Rose tenait la maison à sa place.
« Espère en l'Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s'affermisse ! Espère en l'Éternel ! »
Psaumes 27:14 — Louis Segond 1910Élise — 1 Pierre 3 bien lu : la conduite parle plus fort que les discours ; ni écrasement de la femme, ni stratégie de silence, et surtout pas un donnant-donnant avec Dieu.
Emmanuel — Témoin de l'intérieur : la constance de Rose l'a atteint là où un sermon quotidien l'aurait fait fuir ; personne ne convertit personne, c'est l'affaire de Dieu.
« Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, »
1 Pierre 3:1 — Louis Segond 1910« en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. »
1 Pierre 3:2 — Louis Segond 1910« mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. »
1 Pierre 3:4 — Louis Segond 1910« vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. »
Éphésiens 5:21 — Louis Segond 1910Élise — Après son épuisement, c'est Marc qui lui lisait un psaume le soir : recevoir n'est pas une honte, c'est peut-être ça, être un seul corps.
Emmanuel — Les saisons s'inversent dans un couple croyant ; Marc 4 : la semence croît sans qu'on sache comment, alors on ne mesure pas la foi de l'autre à la sienne.
« Il dit encore: Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre; »
Marc 4:26 — Louis Segond 1910« qu'il dorme ou qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu'il sache comment. »
Marc 4:27 — Louis Segond 1910Élise — 1 Corinthiens 7 : le foyer est mis à part par la grâce qui l'habite ; une espérance grande ouverte, jamais une garantie, et jamais un salut par procuration.
Emmanuel — La patience du laboureur (Jacques 5) : on ne déterre pas la graine pour vérifier, on attend les pluies ; certaines arrivent en arrière-saison.
« Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. »
1 Corinthiens 7:14 — Louis Segond 1910« Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme? »
1 Corinthiens 7:16 — Louis Segond 1910« Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison. »
Jacques 5:7 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode
1. Seule au troisième rang
Élise : Bonjour à tous, et bienvenue dans Aux Sources. Aujourd'hui, un sujet que je porte depuis longtemps. Emmanuel, bonjour.
Emmanuel : Bonjour Élise. Et bonjour à tous ceux qui nous rejoignent, de près ou de loin.
Élise : J'ai une amie, je l'appellerai Claire. Chaque dimanche, elle s'assoit au troisième rang. Toujours la même place. Et toujours seule. Son mari l'aime, c'est un homme bienveillant… mais la foi, ce n'est pas son histoire. Il la dépose parfois devant l'église, et il repart.
Emmanuel : Mmh.
Élise : Un jour elle m'a dit : « Le plus dur, ce n'est pas le dimanche. C'est le soir, quand je voudrais prier avec quelqu'un, et que je prie seule. »
Emmanuel : Ça me touche, ce que tu racontes là. Parce qu'on croit souvent que c'est une affaire de couples mixtes, croyant et non croyant. Mais tu sais, même entre deux croyants, on n'est pas toujours au même endroit. Rose et moi, en vingt-six ans, on a connu ça.
Élise : Ah oui ?
Emmanuel : Oh oui. Et j'aimerais qu'on en parle sans juger personne, ni les uns ni les autres. Parce qu'il y a une vraie solitude là-dedans… et une vraie espérance aussi. Les deux sont vraies en même temps, c'est ça qui est difficile à tenir. Et c'est pour ça qu'il faut en parler à deux voix, pas en donneurs de leçons.
Élise : Alors c'est notre sujet du jour : quand l'un croit plus que l'autre. Ce que ça fait au cœur, et ce que la Parole en dit.
Emmanuel : Avant d'aller plus loin, on pose le cadre ? Parce que ce sujet, il est miné.
Élise : Vas-y, pose-le.
Emmanuel : Premièrement, on ne jugera personne. Ni les couples où l'un croit et l'autre pas, ni ceux qui se sont mariés en le sachant. La vie est plus compliquée que les cases. Y a des gens qui rencontrent Christ après leur mariage, des couples de croyants où l'un s'éloigne pendant des années… Chaque histoire est unique devant Dieu.
Élise : Et deuxièmement ?
Emmanuel : Deuxièmement, on ne donnera pas de recette. Pas de méthode en cinq étapes pour convertir son mari ou réveiller sa femme. Ça n'existe pas. Et ceux qui vendent ça vendent du vent.
Élise : C'est dit.
Emmanuel : Ben oui, autant le dire tout de suite. Ce qu'on peut offrir, c'est ce que la Parole dit vraiment, et ce qu'on a traversé. Rose et moi, toi et Marc, et tes amies. Du vécu, pas des théories. Rose me dit toujours : méfie-toi des gens qui ont la réponse avant d'avoir écouté la question.
Élise : Alors voilà la route : la solitude, le texte de Pierre sur la conduite qui parle, les saisons de la foi à deux. Et on finira dans la première aux Corinthiens.
Emmanuel : Belle route. Allons-y.
2. La solitude spirituelle
Élise : Emmanuel, le mot qui revient chez toutes mes amies, c'est la solitude. Pas la solitude sociale… la solitude spirituelle.
Emmanuel : C'est-à-dire ? Déplie-le pour nous.
Élise : C'est vivre avec quelqu'un qu'on aime, partager la table, les enfants, les factures… et ne pas pouvoir partager ce qui te fait vivre le plus profondément. Claire me disait : « Quand je sors bouleversée d'un culte, je rentre à la maison, et je n'ai personne à qui le raconter. »
Emmanuel : Mmh… personne à qui le raconter. C'est ça, la vraie blessure. Pas l'hostilité, hein, son mari n'est pas contre elle. C'est le silence sur l'essentiel. Comme deux personnes qui regardent le même paysage, et y en a un qui voit la mer, et l'autre voit juste de l'eau.
Élise : Et il y a la culpabilité qui va avec. Elle se demande : est-ce que j'ai le droit d'être triste, alors que mon mari est un homme bon ?
Emmanuel : Alors ça, je veux qu'on le dise clairement : oui, elle a le droit. La Bible ne demande à personne de faire semblant. Les psaumes sont pleins de gens qui disent leur manque devant Dieu, sans maquillage. La foi honnête, ça commence là.
Élise : Tu sais que j'aime les psaumes. Il y en a un que je donne souvent à Claire. Psaume vingt-sept, verset quatorze : « Espère en l'Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s'affermisse ! Espère en l'Éternel ! »
Emmanuel : Deux fois « espère ». Comme si le psalmiste savait qu'une seule fois ne suffit pas.
Emmanuel : Et je veux ajouter quelque chose, Élise. Cette solitude-là, elle existe aussi dans les couples où les deux croient. On l'oublie trop.
Élise : Raconte.
Emmanuel : Après mon dépôt de bilan, j'ai traversé des années où ma foi était… comment dire… en hiver. Rose se levait tôt pour prier, et moi je n'arrivais même plus à ouvrir ma Bible. Je la regardais faire, et je me sentais loin. Loin d'elle, loin de Dieu. Sous le même toit, et chacun sur sa rive.
Élise : Toi, Emmanuel ? Tu ne l'avais jamais raconté comme ça.
Emmanuel : Parce que c'est pas glorieux, hein. Mais c'est vrai. Et Rose aurait pu me faire la morale tous les soirs. Elle avait tous les arguments pour. Elle ne l'a pas fait.
Élise : Qu'est-ce qu'elle a fait, alors ?
Emmanuel : Elle a continué. Simplement. Le vendredi, elle allait à l'étude de la Parole, elle rentrait, elle ne me résumait rien. Sa prière tenait la maison comme une lampe qu'on laisse allumée dans l'entrée. Personne n'en parle, mais tout le monde rentre grâce à elle. Et moi, sans le lui dire, je savais que cette lampe brûlait pour moi aussi.
Élise : Une lampe dans l'entrée… Donc toi, tu as été de l'autre côté de cette solitude.
Emmanuel : Exactement. J'ai été le mari qui ne priait plus. Et je peux témoigner de ce qui m'a atteint… et de ce qui ne m'aurait jamais atteint. On y vient ?
Élise : On y vient tout de suite.
3. Gagnés sans parole
Élise : Alors venons-y. Un texte que mes amies connaissent par cœur, souvent mal compris. Première épître de Pierre, chapitre trois. Je lis : « Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. »
Emmanuel : Gagnés sans parole. Tout est là.
Élise : Mais je veux qu'on soit honnêtes : le mot « soumises » a été utilisé pour écraser des femmes. Ce n'est pas ce que Pierre fait.
Emmanuel : Non. Et Paul cadre la même réalité dans Éphésiens cinq, verset vingt et un : « vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. » Les uns aux autres. Ça commence par du mutuel, chacun qui se met au service de l'autre. Jamais une domination.
Élise : Voilà. Pierre dit en somme : ta vie parle plus fort que tes discours.
Emmanuel : Et ça, je peux en témoigner de l'intérieur. Quand j'étais dans mon hiver, si Rose m'avait servi un sermon avec le café tous les matins… je crois que j'aurais pris le café ailleurs.
Élise : Et qu'est-ce qui t'a atteint, alors ?
Emmanuel : Sa constance. Sa paix, même quand les comptes étaient à sec et que moi je tournais en rond la nuit. Un discours, tu peux le contredire. Une vie posée devant toi, tu peux pas discuter contre. Elle prêchait sans chaire et sans micro, si tu veux.
Élise : Alors précisons, parce que « gagné sans parole », ça peut sonner comme une technique. Genre : tais-toi, et il finira par croire.
Emmanuel : Mmh, et ce serait faux.
Élise : Ce n'est pas une stratégie de silence, justement.
Emmanuel : Non. Pierre décrit une parure, deux versets plus loin : « mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. » Un esprit doux et paisible. C'est pas un rôle qu'on joue devant l'autre, c'est ce que Dieu fait grandir dedans. Un rôle, ça craque au premier conflit. Ce que Dieu a formé, ça tient.
Élise : Et surtout, ce n'est pas : comporte-toi bien, et Dieu te devra la conversion de ton mari. La grâce ne marche pas comme ça.
Emmanuel : Merci de le dire. Personne ne convertit personne. Ni par les mots, ni par le silence, ni par les efforts. Le salut, c'est l'affaire de Dieu, et de lui seul. Nous, on est témoins, pas fabricants.
Élise : Alors concrètement, pour une femme, euh… ou un mari d'ailleurs, qui vit ça cette semaine ?
Emmanuel : Trois choses toutes simples. Arrêter de harceler, sans arrêter d'aimer. Prier pour lui plutôt que de prêcher sur lui. Et vivre sa foi en vrai, pas en vitrine. L'autre observe bien plus qu'il n'écoute, crois-moi. Et le dimanche, reviens à l'assemblée chercher ce que la maison ne te donne pas encore : des frères et des sœurs qui portent avec toi.
Élise : Prier pour lui plutôt que prêcher sur lui… je la garde, celle-là.
4. Les saisons de la foi à deux
Élise : Emmanuel, tu l'as dit : même entre croyants, on n'est pas toujours au même endroit. Toi et Rose, ça a bougé comment ?
Emmanuel : Comme un jardin, en fait. Y a eu des printemps où on lisait la Parole ensemble tous les soirs, où tout poussait sans effort. Et des hivers où l'un des deux tenait la serre tout seul.
Élise : Mmh.
Emmanuel : Quand les affaires ont coulé, c'est Rose qui a cru pour deux, je te l'ai raconté. Mais je vais te surprendre : des années plus tard, quand nos deux aînés se sont mariés à un an d'écart et que la maison s'est retrouvée bien silencieuse, c'est elle qui a traversé un passage sec. Et là, c'était mon tour de tenir la lampe.
Élise : Donc ça s'inverse.
Emmanuel : Ça s'inverse, oui. Dans un mariage, on n'est pas notés chacun de son côté, on marche ensemble, avec des jambes qui n'ont pas toujours le même pas. Et le piège, c'est de mesurer la foi de l'autre à la nôtre. De se dire : il prie moins que moi, donc il croit moins que moi. On n'en sait rien, en fait. Le thermomètre des habitudes ne mesure pas ce que Dieu fait dans un cœur.
Élise : C'est vrai que Marc et moi aussi… après mon épuisement, il y a cinq ans, c'est lui qui me lisait un psaume le soir. Parce que moi, je n'avais plus les mots.
Emmanuel : Tu vois. Toi aussi, tu as été celle qui reçoit.
Élise : Celle qui reçoit… oui. Et sur le moment, j'en avais honte. Alors que c'était peut-être ça, être un seul corps.
Emmanuel : Il y a une parabole que j'aime beaucoup là-dessus, dans Marc, chapitre quatre. Jésus dit : « Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre; qu'il dorme ou qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu'il sache comment. »
Élise : Sans qu'il sache comment.
Emmanuel : C'est ma parabole d'entrepreneur, ça. Moi, je veux des tableaux de bord, des résultats au trimestre. Et Jésus me dit : la croissance, tu ne la verras pas pousser. Ni la tienne, ni celle de ta femme. Elle se fait la nuit, sous la terre, là où personne ne regarde.
Élise : Donc la saison basse de l'autre, ce n'est pas forcément un champ mort.
Emmanuel : Non ! C'est peut-être un champ en hiver. Ce qui se passe sous la terre, personne ne le voit. Combien de fois j'ai cru que Dieu ne faisait rien en moi… et Rose m'a dit après coup qu'elle me voyait changer. Elle voyait des pousses que moi je ne voyais pas.
Élise : Alors qu'est-ce qu'on fait, pendant l'hiver de l'autre ?
Emmanuel : On sème, on arrose, et on dort. Sérieusement : on continue les petites choses, la prière, la douceur, la table partagée. Et on laisse Dieu faire la nuit. C'est lui le maître de la germination, pas nous. Et si l'hiver dure, on ne le traverse pas seul : un frère ou une sœur de confiance, ça aide à tenir la saison.
Élise : Et on ne compare pas les champs.
Emmanuel : Jamais. Ni avec son conjoint, ni avec le couple d'à côté qui a l'air si spirituel au culte. Chaque champ a son ciel et ses saisons, et le même Semeur veille sur tous.
5. Que sais-tu si tu sauveras ?
Élise : Il nous reste le texte qui rassemble tout. Paul écrit à des couples exactement dans cette situation. Emmanuel, lis-nous ça.
Emmanuel : Première aux Corinthiens, chapitre sept, verset quatorze : « Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. »
Élise : Sanctifié… c'est un mot énorme.
Emmanuel : Et il faut l'ouvrir, ce mot. Dans le grec, c'est hagiazô : mis à part. Attention, ça ne veut pas dire que le conjoint est sauvé par procuration. Le salut reste par grâce, par le moyen de la foi, et c'est personnel, pour chacun. Mais ça veut dire que ce foyer-là n'est pas hors de portée de Dieu. Il est mis à part, touché par la grâce qui habite là.
Élise : Donc pour Claire, sa maison n'est pas coupée en deux, une moitié à Dieu et une moitié dehors.
Emmanuel : Non. Sa présence de croyante met tout le foyer sous la rosée. Son mari vit plus près de la grâce qu'il ne le croit lui-même. Et deux versets plus loin, Paul pose la question qui fait tout tenir : « Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme? »
Élise : Que sais-tu… C'est une espérance, pas une garantie.
Emmanuel : Exactement. Paul ne promet pas, et il n'enterre pas non plus. Il laisse la porte grande ouverte, et la clé dans la main de Dieu. Et franchement, c'est la meilleure main où elle puisse être. Notre part à nous, c'est la fidélité. La suite, c'est son affaire à lui.
Emmanuel : Et pour la patience, tu me connais, je finis avec Jacques.
Élise : Évidemment.
Emmanuel : Jacques, chapitre cinq, verset sept : « Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison. »
Élise : Les pluies de l'arrière-saison… Certaines pluies arrivent tard, donc.
Emmanuel : Certaines arrivent très tard. Mais le laboureur ne déterre pas la graine tous les matins pour vérifier. Il attend, il travaille, et il espère. Notre espérance à nous a un nom : Christ a tout accompli à la croix, et il est vivant. C'est sur lui qu'on s'appuie, pas sur nos calculs.
Élise : Alors si tu nous écoutes et que tu es seul à croire sous ton toit, ou en avance d'une saison sur ton conjoint… voici ce qu'on te dit : ta solitude est vue, ta constance parle, et l'histoire n'est pas finie.
Emmanuel : Amen.
Élise : Je nous conduis dans la prière. Notre Dieu, notre bon Papa, tu vois chaque foyer où l'on croit en décalage. Console ceux qui prient seuls le soir. Donne-leur une conduite qui parle sans écraser, une espérance qui attend sans se lasser. Et fais germer ce que toi seul sais faire germer, au nom de Jésus. Amen.
Emmanuel : Amen.
Élise : Merci de nous avoir écoutés. Si cet épisode peut porter quelqu'un, partagez-le… et si Dieu veut, on se retrouve très vite, aux sources.
Emmanuel : À très vite. Que le Seigneur garde vos maisons.
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