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Aux Sources · Quotidien

L'ambition est-elle un péché ?

L'ambition est-elle un péché ?

Avec Élise & Emmanuel15:00

Vouloir réussir, grandir, viser haut : orgueil déguisé ou fidélité qui porte du fruit ? Emmanuel raconte le nom qu'il avait fait peindre en grand sur sa façade, et la faillite qui a tout remis à plat. Avec Jérémie, la parabole des talents et le sermon sur la montagne, une conversation sur l'ambition qui sert et la gloire qui dévore.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Depuis son burn-out, elle fuit tout ce qui ressemble à de l'ambition ; mais elle se demande si cette prudence est de la sagesse ou de la peur.

    Emmanuel — Il a connu l'ambition qui dévore : son nom en grand sur la façade, un deuxième atelier ouvert trop vite, et la chute ; il ne veut ni la bénir ni la maudire trop vite.

  2. Élise — La vaine gloire se déguise très bien en projet légitime ; elle-même a couru après un titre pour prouver quelque chose, pas pour servir.

    Emmanuel — La parole à Baruc ne condamne pas les projets mais les grandes choses « pour toi » : Dieu vise la direction du cœur, pas la taille du rêve.

    « Et toi, rechercherais-tu de grandes choses? Ne les recherche pas! Car voici, je vais faire venir le malheur sur toute chair, dit l'Éternel; et je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras. »

    Jérémie 45:5 — Louis Segond 1910

    « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. »

    Philippiens 2:3 — Louis Segond 1910
  3. Élise — Après son burn-out, elle a failli tout enterrer par prudence ; refuser ce que Dieu confie peut être une peur qui porte une auréole.

    Emmanuel — Le maître ne félicite pas le serviteur d'être resté petit : il félicite la fidélité qui a porté du fruit ; enterrer par peur n'est pas de l'humilité.

    « Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. »

    Matthieu 25:15 — Louis Segond 1910

    « Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. »

    Matthieu 25:21 — Louis Segond 1910
  4. Élise — L'ambition tranquille de 1 Thessaloniciens l'a libérée : viser l'excellence dans ce qui est confié, sans avoir besoin d'être vue.

    Emmanuel — Le royaume premièrement ne rapetisse pas le travail, il le remet à sa place ; l'excellence devient une offrande, plus une preuve.

    « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

    Matthieu 6:33 — Louis Segond 1910

    « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »

    Colossiens 3:23 — Louis Segond 1910

    « et à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos mains, comme nous vous l'avons recommandé, »

    1 Thessaloniciens 4:11 — Louis Segond 1910
  5. Élise — L'élévation appartient à Dieu ; libérée du besoin de monter, elle peut enfin dire oui ou non en paix, devant lui.

    Emmanuel — Il peut bâtir de tout son cœur et laisser l'élévation à Dieu : la réussite reçue en cadeau ne dévore pas celui qui la porte.

    « Mais Dieu est celui qui juge: Il abaisse l'un, et il élève l'autre. »

    Psaume 75:8 — Louis Segond 1910

    « Le coeur de l'homme médite sa voie, Mais c'est l'Éternel qui dirige ses pas. »

    Proverbes 16:9 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode

1. Le nom sur la façade

Emmanuel : Aujourd'hui, c'est moi qui ouvre, et je commence par une confession. À trente-cinq ans, j'ai fait repeindre la façade de mon premier atelier. Et j'ai demandé au peintre d'écrire mon nom. En grand. Des lettres hautes comme ça, qu'on voyait depuis le rond-point. Je disais que c'était pour les clients. C'était pour moi.

Élise : Depuis le rond-point… rien que ça.

Emmanuel : Je voulais l'atelier le plus connu du département. Et pendant des années, tout a marché : les commandes, l'embauche, un deuxième atelier ouvert à trente kilomètres. Tout le monde me disait : quelle réussite. Rose, elle, me disait autre chose. Elle me disait : je ne sais plus pour qui tu construis.

Élise : Je ne sais plus pour qui tu construis… Elle avait vu avant toi.

Emmanuel : Les femmes de bâtisseurs voient toujours avant. Le deuxième atelier, je l'ai ouvert trop vite, trop endetté, pour la vitrine plus que pour l'ouvrage. Quand le marché s'est retourné, tout est tombé, et le nom sur la façade est parti avec le dépôt de bilan. Alors notre question du jour, je la pose avec mes cicatrices : l'ambition, pour un chrétien, c'est un péché ? Est-ce qu'on a le droit de vouloir réussir ?

Élise : Et moi je la reçois par l'autre bout, ta question. Depuis mon épuisement, j'ai rangé le mot ambition dans le tiroir des choses dangereuses. On m'a proposé une évolution l'an dernier, une direction plus large. J'ai dit non en vingt-quatre heures. Sans prier, sans en parler à Marc. Un non réflexe.

Emmanuel : Et aujourd'hui, tu te demandes si ce non venait de la sagesse ou de la peur.

Élise : Exactement. Fuir l'ambition, ce n'est pas forcément plus saint que la poursuivre. C'est peut-être juste une autre façon de penser à soi. Et ce qui me frappe, c'est le double discours qu'on vit, nous les chrétiens. Le dimanche, le mot ambition sonne suspect, presque charnel. Le lundi matin au bureau, il faut en avoir, sinon on ne vous confie rien. On vit écartelés entre les deux.

Emmanuel : Et faute d'y réfléchir avec la Bible, chacun bricole. Les uns baptisent leur carrière sans jamais l'interroger. Les autres s'excusent d'aimer leur métier. Les deux ont besoin des mêmes textes.

Élise : Alors, ces textes ?

Emmanuel : Un mot de Dieu à un homme qui rêvait de grandes choses au mauvais moment. Une parabole où le maître félicite ceux qui ont fait fructifier. Et un premièrement qui remet tout dans l'ordre. On y va.

2. « Rechercherais-tu de grandes choses ? »

Emmanuel : Premier texte, un des plus troublants sur le sujet. Jérémie, chapitre quarante-cinq. C'est un tout petit chapitre, cinq versets, adressé à un seul homme : Baruc, le secrétaire de Jérémie. Celui qui écrit les prophéties sous sa dictée. Baruc est fatigué, il se plaint, il souffre. Et Dieu lui répond ceci : « Et toi, rechercherais-tu de grandes choses? Ne les recherche pas! Car voici, je vais faire venir le malheur sur toute chair, dit l'Éternel; et je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras. »

Élise : Ne les recherche pas… C'est rude, non ? On dirait que Dieu casse son avenir.

Emmanuel : C'est ce qu'on lit si on oublie le contexte. Jérusalem est en train de s'écrouler, le jugement arrive, tout le pays va tomber. Et au milieu de ça, Baruc rêve d'une carrière, d'une position, d'un nom. Dieu ne lui dit pas : n'aie aucun projet. Il lui dit : regarde autour de toi, le bateau coule, et toi tu penses à ta cabine. Je te donnerai ta vie, c'est déjà une grâce immense.

Élise : Donc ce n'est pas les grandes choses qui sont visées… c'est les grandes choses pour toi. La direction du rêve, pas sa taille.

Emmanuel : Voilà. Et remarque que Dieu prend la peine de parler à Baruc personnellement. Un chapitre entier de la Bible pour l'ambition secrète d'un secrétaire. C'est que le sujet lui importe. Dieu ne méprise pas nos rêves. Il les pèse.

Élise : Et Paul donne le même coup de sonde dans Philippiens deux : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. »

Emmanuel : Rien par vaine gloire. La gloire vide, la gloire qui ne nourrit personne. Mon nom sur la façade, c'était exactement ça. Du bois, de la peinture et du vide.

Élise : Je vais être honnête à mon tour, alors. Quand j'ai passé le concours de cadre, il y a longtemps… je disais que c'était pour mieux protéger les équipes. C'était vrai à moitié. L'autre moitié, c'était le badge. Le titre sur la porte. Montrer à une certaine personne de ma promotion que je valais quelque chose. La vaine gloire se déguise très bien en projet légitime.

Emmanuel : Et elle se déguise d'autant mieux qu'on est doué. Personne ne vient te dire : attention, ton cœur dérive. Tout le monde applaudit. C'est ça, le piège de la réussite : les alarmes ne sonnent jamais quand ça monte.

Élise : Alors comment on fait la différence, concrètement ? Entre l'ambition qui sert et celle qui se sert ?

Emmanuel : Jésus a raconté une histoire exactement pour ça. Des serviteurs, des pièces d'argent, et un maître qui revient. Chapitre suivant.

3. Les talents : enterrer n'est pas s'humilier

Emmanuel : Matthieu vingt-cinq. Un homme part en voyage et confie ses biens à ses serviteurs. Le texte dit : « Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. » Le premier en gagne cinq autres, le deuxième en gagne deux autres. Le troisième creuse un trou et cache l'argent de son maître dans la terre.

Élise : Par peur. Il le dit lui-même au retour du maître : j'ai eu peur.

Emmanuel : Et écoute ce que le maître dit aux deux premiers, mot pour mot la même phrase : « Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. » Tu as remarqué ? Il ne dit pas : bravo pour le résultat, cinq c'est mieux que deux. Il dit à chacun : bon et fidèle serviteur. Ce qui est loué, c'est la fidélité qui a fait travailler ce qui était confié.

Élise : Et celui qui a enterré… il n'a rien volé, rien perdu, rien abîmé. Il a juste refusé de faire fructifier. Et c'est lui que le maître appelle mauvais.

Emmanuel : Parce qu'enterrer, ce n'est pas de l'humilité. C'est de la peur habillée en prudence. Le serviteur dit : je savais que tu es un homme dur. Il avait une fausse image du maître, et cette fausse image a paralysé ses mains. Beaucoup de chrétiens s'interdisent de viser quoi que ce soit en croyant honorer Dieu. Mais Dieu n'est pas honoré par des talents sous terre.

Élise : Cette parabole me travaille, personnellement. Après mon épuisement, j'ai failli tout enterrer. On m'a demandé d'encadrer les jeunes arrivantes du service, un tutorat. J'ai d'abord refusé, par prudence, disais-je. Une amie de l'église m'a arrêtée net. Elle m'a dit : Élise, méfie-toi… ta prudence commence à porter une auréole.

Emmanuel : Elle est bonne, celle-là. Une peur avec une auréole.

Élise : J'ai fini par dire oui, en posant mes limites. Et ces deux années de tutorat m'ont donné plus de joie que dix ans de tableaux de service. Le fruit n'était pas pour moi, tu comprends ? C'est peut-être ça, la différence que je cherchais tout à l'heure.

Emmanuel : C'est exactement ça. Après la faillite, j'ai reconstruit, mais je n'ai plus jamais construit pareil. Un seul atelier. Un apprenti, puis deux. Quand on m'a proposé de rouvrir un deuxième site, j'ai prié, j'en ai parlé à Rose et aux anciens, et j'ai dit non. Pas par peur, cette fois. Parce que la question avait changé. Avant, je demandais : jusqu'où je peux monter ? Maintenant je demande : qu'est-ce qui est confié, et qui est-ce que ça nourrit ?

Élise : L'orgueil compte des trophées. La fidélité nourrit quelqu'un.

Emmanuel : Tu me l'écris, celle-là ? Je la mettrai au mur de l'atelier.

Élise : Il y a un détail de la parabole que je veux souligner avant de passer : à chacun selon sa capacité. Cinq, deux, un. Le maître ne distribue pas pareil.

Emmanuel : Et il ne juge pas pareil non plus. Celui des deux talents n'est pas mesuré aux cinq de l'autre. C'est une libération, ça. La comparaison est le poison de l'ambition. Mes deux aînés ont pris des chemins très différents : l'un s'est mis à son compte, l'autre est salarié et heureux de l'être. J'ai dû apprendre à bénir les deux… sans jamais mesurer l'un à l'autre. Même à table, même dans ma tête.

Élise : À l'hôpital, je vois des vies abîmées non par l'échec, mais par la comparaison. La collègue qui monte, et soudain ta propre vie te semble petite. Alors qu'hier encore, elle te suffisait.

Emmanuel : Tandis que devant le maître, il n'y a que deux colonnes : fidèle, ou pas. Il n'y a pas de colonne premier et deuxième. Ça change tout, quand on y pense le dimanche soir.

4. Premièrement le royaume

Élise : Il nous reste à remettre l'ordre. Jésus le donne dans le sermon sur la montagne : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

Emmanuel : Premièrement. Pas uniquement, remarque. Jésus ne dit pas : ne cherchez rien d'autre. Il dit : cherchez ceci d'abord, et le reste trouvera sa place. L'ambition n'est pas supprimée. Elle est déclassée. Elle passe de patronne à servante.

Élise : De patronne à servante… Et concrètement, une carrière au service du royaume, ça ressemble à quoi ? Parce que le royaume, ce n'est pas seulement l'église du dimanche.

Emmanuel : Non. Le royaume, c'est partout où le Roi est servi. Un chantier honnête, une équipe traitée avec justice, un apprenti formé, une famille nourrie sans lui voler son père : c'est du royaume. Et là, notre vieux verset revient, on l'a déjà cité ici et il me suit partout : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » L'excellence pour le Seigneur, c'est de l'adoration en bleu de travail.

Élise : De l'adoration en bleu de travail… j'aime beaucoup. Viser haut dans la qualité, sans viser haut dans le miroir.

Emmanuel : C'est ça.

Élise : Et précisons une chose sur la fin du verset, toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ce n'est pas une formule magique : cherche Dieu, et les promotions pleuvront. C'est une promesse de Père. Ce qu'il te faut te sera donné. Pas tout ce que tu veux… ce qu'il te faut.

Emmanuel : Merci de le dire, parce que cette caricature-là rôde toujours : Dieu comme accélérateur de carrière. Non. Il m'a laissé faire faillite, et il ne m'a jamais autant donné que cette année-là. Le par-dessus de Dieu ne se lit pas sur un relevé de compte.

Élise : Et il y a ce verset étonnant de Paul, presque à contre-courant de notre époque : « et à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos mains, comme nous vous l'avons recommandé, »

Emmanuel : Mettre son honneur à vivre tranquille. Paul retourne le mot honneur comme un gant. Notre monde met l'honneur dans le visible : le titre, le nombre, la façade. Paul le met dans le fidèle : ton travail, tes mains, tes affaires bien tenues. C'est ce que j'appelle l'ambition tranquille.

Élise : Alors donnons des prises concrètes. Comment on teste son ambition, cette semaine ?

Emmanuel : Trois questions, je les ai apprises à mes dépens. Un : si ça réussit, qui reçoit la gloire, honnêtement ? Deux : qui est-ce que j'écrase ou je néglige pour y arriver ? Rose et les enfants ont payé mes années de façade. Trois, la plus efficace : est-ce que je peux me réjouir quand un autre réussit à ma place ? Tant que la réponse est non, ce n'est pas de l'ambition, c'est de la faim.

Élise : J'ajoute une quatrième : dis ton ambition à quelqu'un qui prie avec toi. Ce qu'on garde secret grossit dans l'ombre. Moi, depuis l'an dernier, je redis mes projets à Marc et à mon groupe de prière. À voix haute, un rêve se pèse mieux. Et parfois, Dieu s'en sert pour le confirmer.

Emmanuel : Et n'oublions pas le mot de Jacques : si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. L'ambition chrétienne s'écrit toujours au crayon, jamais au feutre. Dieu a le droit de gommer.

5. C'est Dieu qui élève

Emmanuel : Il est temps de conclure, et pour une fois, c'est moi qui apporte le psaume. Psaume soixante-quinze : « Mais Dieu est celui qui juge: Il abaisse l'un, et il élève l'autre. »

Élise : Il abaisse l'un, et il élève l'autre. Toute notre conversation tient dans ce verset.

Emmanuel : L'élévation ne se prend pas, elle se reçoit. J'ai passé quinze ans à essayer de me hisser, et Dieu m'a laissé mesurer où ça mène. Puis il m'a relevé autrement, plus bas en apparence, plus solide en vrai. Et les Proverbes disent la même chose en une ligne : « Le coeur de l'homme médite sa voie, Mais c'est l'Éternel qui dirige ses pas. »

Élise : Et j'ajoute un mot pour celui qui nous écoute au fond du trou, après un échec, un poste perdu, une porte fermée. L'abaissement n'est pas une malédiction. C'est parfois l'endroit où Dieu reconstruit l'ouvrier avant de reconstruire l'ouvrage.

Emmanuel : Je peux signer ça ligne par ligne. La faillite m'a coûté un nom sur une façade et m'a rendu un nom de fils. L'échange était douloureux… mais je ne le rendrais pas.

Élise : Alors médite ta voie, trace tes plans, vise l'excellence. Et laisse à Dieu la direction des pas… et la hauteur de la marche. L'ambition n'est pas un péché. C'est une force à mettre à genoux.

Emmanuel : Une force à mettre à genoux. Tu vois que tu me les donnes, mes phrases pour le mur de l'atelier. Je nous mets sous son regard ?

Élise : Vas-y, je m'associe.

Emmanuel : Notre Dieu, notre bon Papa, merci pour les forces et les rêves que tu nous confies. Pardon pour les façades que nous avons bâties pour notre propre nom. Apprends-nous à chercher premièrement ton royaume, à faire fructifier ce que tu donnes, et à laisser l'élévation entre tes mains. Garde ceux qui réussissent de l'orgueil, et ceux qui échouent du désespoir : les deux ont besoin de la même grâce. Au nom de Jésus, amen.

Élise : Amen.

Emmanuel : Merci de nous avoir écoutés jusqu'ici. Cette semaine, posez-vous la question de Baruc : ces grandes choses, pour qui je les recherche ? Et si Dieu le veut, on se retrouve très bientôt, aux Sources. À bientôt.

Élise : À bientôt ! Et visez haut… à genoux.

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