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Aux Sources · Quotidien

Le mensonge pieux existe-t-il ?

Le mensonge pieux existe-t-il ?

Avec Élise & Emmanuel14:07

Un petit mensonge pour protéger, éviter une peine, arrondir les angles : est-ce encore un mensonge ? Élise et Emmanuel ouvrent la Bible sur le neuvième commandement, sur Rahab et les sages-femmes d'Égypte, et découvrent que la Parole vise d'abord nos flatteries, nos excuses et nos silences de tous les jours.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Prise en flagrant délit de petit mensonge par son fils, elle veut regarder en face ce qu'on appelle trop vite un mensonge pieux.

    Emmanuel — Dans son métier, le mensonge pieux s'appelle le mensonge commercial ; il se méfie des cas extrêmes qu'on utilise pour excuser les petits arrangements.

  2. Élise — Le mensonge n'est pas d'abord une faute sociale : il touche à ce que Dieu est, un Dieu dont la parole est vraie.

    Emmanuel — Il sait ce qu'un mensonge coûte pour l'avoir vécu pendant sa traversée du désert : la parole donnée était tout ce qu'il lui restait.

    « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. »

    Exode 20:16 — Louis Segond 1910

    « Les lèvres fausses sont en horreur à l'Éternel, Mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables. »

    Proverbes 12:22 — Louis Segond 1910

    « Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, »

    Colossiens 3:9 — Louis Segond 1910
  3. Élise — L'Écriture loue la foi et l'accueil de Rahab, jamais son mensonge : la vérité n'a pas d'exception, et les conséquences appartiennent à Dieu.

    Emmanuel — Dans un monde tombé, cacher des innocents à ceux qui veulent les tuer peut être le moindre témoignage ; mais ce cas extrême n'excuse aucun de nos arrangements.

    « La femme prit les deux hommes, et les cacha; et elle dit: Il est vrai que ces hommes sont arrivés chez moi, mais je ne savais pas d'où ils étaient; »

    Josué 2:4 — Louis Segond 1910

    « C'est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait reçu les espions avec bienveillance. »

    Hébreux 11:31 — Louis Segond 1910

    « Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin? »

    Jacques 2:25 — Louis Segond 1910

    « Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d'Égypte; elles laissèrent vivre les enfants. »

    Exode 1:17 — Louis Segond 1910

    « Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons. »

    Exode 1:21 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Ses silences « pieux » d'avant le burn-out n'étaient pas de la protection mais un mur ; la vérité se dit comme on soigne, avec douceur et sans fuir.

    Emmanuel — Flatteries et fausses excuses disent toutes la même chose : ta personne vaut moins que mon confort ; un non honnête respecte l'autre.

    « C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres. »

    Éphésiens 4:25 — Louis Segond 1910

    « mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. »

    Éphésiens 4:15 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Le Psaume 15 décrit l'homme qui dit la vérité selon son cœur ; ce portrait nous dépasse et nous conduit à celui qui est la vérité.

    Emmanuel — La vérité n'est pas d'abord une règle mais une personne, condamnée par de faux témoins ; on devient vrai en marchant avec elle, par grâce.

    « Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité selon son coeur. »

    Psaume 15:2 — Louis Segond 1910

    « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

    Jean 14:6 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode

1. « Dis-lui que je suis sous la douche »

Élise : Il faut que je vous raconte ma semaine, parce que je n'en sors pas très grandie. Mardi soir, le téléphone sonne à la maison. Une amie de l'église, et je savais qu'elle appelait pour me demander d'organiser encore quelque chose. Et j'ai soufflé à mon fils : dis-lui que je suis sous la douche.

Emmanuel : Aïe.

Élise : Il l'a fait. Il a très bien menti, d'ailleurs, ça m'a presque inquiétée. Et au dîner, il m'a regardée et il m'a demandé : maman, c'était un mensonge pieux, ça ? J'avais ma fourchette en l'air. Je n'ai pas su quoi répondre.

Emmanuel : Les ados ont un radar pour nos incohérences. Rose dit toujours : les enfants n'écoutent pas ce qu'on dit, ils regardent ce qu'on fait.

Élise : Et voilà notre question du jour. Le mensonge pieux, le petit mensonge qui protège, qui évite une peine, qui arrondit les angles. Est-ce qu'il existe, dans la Bible ? Est-ce qu'un chrétien peut mentir pour protéger quelqu'un ?

Emmanuel : Grande question. Et je te préviens, elle est plus piégée qu'elle en a l'air. Parce qu'on va parler de Rahab, des sages-femmes d'Égypte, des cas où ça se discute vraiment. Mais si on commence par là, on va se raconter des histoires. Dans mon métier, le mensonge pieux s'appelle le mensonge commercial. Le devis est presque prêt. Le bois arrive demain. Ça part ce soir. Et crois-moi, il n'a rien de pieux.

Élise : Alors on prend le chemin dans quel ordre ?

Emmanuel : D'abord le commandement, parce que c'est le socle. Ensuite les cas limites, Rahab et les sages-femmes, honnêtement, sans tricher avec le texte. Et puis notre vraie vie : les flatteries, les excuses, les silences arrangeants. Parce que soyons francs : cette semaine, personne n'a caché des espions sur son toit.

Élise : Personne, non. Moi je protégeais juste une envie de soirée tranquille.

Emmanuel : Et moi un retard de livraison. On est moins glorieux que Rahab, hein ?

Élise : Le mot lui-même m'intrigue, d'ailleurs. Pieux. Comme si on baptisait le mensonge pour le faire entrer à l'église.

Emmanuel : C'est exactement ça. On ne dit pas mensonge confortable, on dit mensonge pieux. Le vocabulaire fait le travail à la place de la conscience.

Élise : Allons-y. Le socle d'abord.

2. Le Dieu qui ne ment pas

Élise : Dans Exode vingt, au cœur des dix paroles, il est écrit : « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. »

Emmanuel : Le faux témoignage. Le cadre premier, c'est le tribunal : une parole mensongère qui condamne un innocent. À l'époque, pas de caméras, pas d'empreintes. La vie d'un homme tenait à la parole de deux témoins. Mentir devant les juges, c'était pouvoir tuer avec la langue.

Élise : Mais la Bible élargit très vite. Dans les Proverbes, au chapitre douze : « Les lèvres fausses sont en horreur à l'Éternel, Mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables. » En horreur. Le mot est fort.

Emmanuel : Il est fort parce que le mensonge touche à ce que Dieu est. Dieu ne ment pas, il ne peut pas mentir. Sa parole et son acte, c'est la même chose : il dit, et la chose arrive. Alors quand je mens, je ne casse pas juste une règle. Je ressemble à quelqu'un d'autre que mon Père.

Élise : Mmh… tu penses à Jean huit.

Emmanuel : Oui, Jésus y appelle le diable menteur et père du mensonge. Je ne vais pas plus loin, restons mesurés : nos petits mensonges ne font pas de nous ses enfants. Mais la filiation des mots, elle, est claire. La vérité vient de Dieu. La fausseté vient d'en face.

Élise : Tu m'as dit un jour que le mensonge, tu savais exactement ce que ça coûtait. Tu veux bien raconter ?

Emmanuel : Je peux, oui. C'était pendant la traversée du désert, après le dépôt de bilan. Un fournisseur m'appelle pour une facture en retard. Et je m'entends lui dire : le virement est parti hier. Il n'était pas parti. Je n'avais pas de quoi le faire partir.

Élise : Mmh.

Emmanuel : Sur le moment, je me suis raconté que c'était pour protéger ma famille, gagner une semaine. Un mensonge pieux, quoi. Mais la nuit, je ne dormais plus. Un mensonge, il faut l'entretenir, le nourrir, s'en souvenir. J'ai fini par rappeler cet homme, lui dire la vérité et lui demander pardon. Et tu sais quoi ? Il a été plus dur avec mon mensonge qu'avec ma dette. Il m'a dit : ta parole, c'était tout ce qu'il te restait.

Élise : « Ta parole, c'était tout ce qu'il te restait »… il ne croyait pas si bien dire. Paul écrit aux Colossiens : « Ne mentez pas les uns aux autres », parce que le vieil homme est dépouillé, avec ses œuvres. Le mensonge est un vêtement de l'ancienne vie. On ne le remet pas.

Emmanuel : Et remarque que Paul écrit ça à des chrétiens. S'il le leur écrit, c'est que la tentation ne disparaît pas au baptême. Elle change juste de garde-robe.

Élise : Ton histoire montre encore autre chose : la confiance est lente à bâtir et rapide à casser. Un seul mensonge découvert, et toutes tes paroles vraies deviennent suspectes.

Emmanuel : Dans l'artisanat, on dit qu'une réputation se bâtit en vingt ans et se perd en vingt minutes. Pour la parole, c'est pareil. Le mensonge est un emprunt sur la confiance, et les intérêts sont terribles.

3. Rahab et les sages-femmes

Emmanuel : Alors, les textes qui font débat. Josué, chapitre deux. Deux espions d'Israël entrent à Jéricho et logent chez Rahab. Les hommes du roi frappent à sa porte. Écoute le texte : « La femme prit les deux hommes, et les cacha; et elle dit: Il est vrai que ces hommes sont arrivés chez moi, mais je ne savais pas d'où ils étaient; » Ensuite elle envoie la poursuite sur une fausse piste. Les espions, eux, sont cachés sur son toit, sous des tiges de lin.

Élise : Elle ment, donc. Le texte ne le maquille pas.

Emmanuel : Non. Et le Nouveau Testament la cite deux fois, et deux fois en bien. Hébreux onze, la grande galerie de la foi : « C'est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait reçu les espions avec bienveillance. »

Élise : Et Jacques, ton épître, ajoute : « Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin? »

Emmanuel : Il y a aussi les sages-femmes d'Égypte, dans Exode un. Pharaon leur ordonne de tuer les garçons hébreux à la naissance. Le texte dit : « Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d'Égypte; elles laissèrent vivre les enfants. » Quand Pharaon les interroge, elles lui servent une explication qui l'arrange. Et voici la suite : « Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons. »

Élise : Dieu fait prospérer les maisons de femmes qui ont désobéi au roi et ne lui ont pas dit la vérité. Alors, le mensonge pieux existe ?

Élise : Je vais défendre la première lecture, celle qui me semble la plus sûre. Regarde ce que le Nouveau Testament loue chez Rahab : sa foi, et l'accueil des espions. Reçu les espions avec bienveillance, dit Hébreux. Reçu les messagers et fait partir par un autre chemin, dit Jacques. Le mensonge, lui, n'est jamais cité. Jamais loué.

Emmanuel : Même chose pour les sages-femmes, d'ailleurs. Le texte souligne deux fois leur crainte de Dieu.

Élise : Voilà. Dieu bénit leur foi et leur courage, pas leurs phrases. Il n'avait pas besoin de leur mensonge pour sauver ces bébés, ni de celui de Rahab pour sauver les espions. Dans cette lecture, la vérité n'a pas d'exception : je dis vrai, et je remets les conséquences entre les mains de Dieu. C'est exigeant… mais c'est simple. Et des chrétiens tiennent cette ligne depuis les premiers siècles : le mensonge reste un mensonge, même quand Dieu, dans sa grâce, en tire du bien.

Emmanuel : Dire vrai, et lui confier la suite. C'est une ligne que je respecte profondément.

Emmanuel : Mais je vais présenter l'autre lecture, celle que des chrétiens tout aussi fidèles défendent. Quand des tueurs demandent où sont cachés des innocents, cette lecture répond : tu ne leur dois pas cette vérité-là. Les sages-femmes protégeaient des nouveau-nés. Rahab protégeait deux vies. Et pendant la guerre, des chrétiens ont caché des enfants juifs dans des fermes et des presbytères, et ont répondu non aux soldats qui frappaient. Dans un monde tombé, où toutes les portes sont mauvaises, cacher l'innocent est parfois la porte la moins indigne. Le témoignage d'un monde cassé, en quelque sorte.

Élise : Et tu ne crains pas la pente glissante ?

Emmanuel : Si, énormément. C'est pour ça que cette lecture ne vaut que pour l'extrême, quand des vies sont en jeu. Rahab risquait sa peau pour sauver des hommes. Nous, la semaine, on risque… quoi ? Un moment gênant, pour sauver notre confort. Ce n'est pas la même rubrique. Alors gardons le débat ouvert sur Jéricho, les théologiens le poursuivent depuis des siècles. Mais sur nos vies ordinaires, ta ligne et la mienne disent exactement la même chose.

Élise : Alors allons-y, dans nos vies ordinaires. C'est là que ça nous attend.

4. Nos mensonges à nous

Élise : Sur le quotidien, les deux lectures n'en font plus qu'une. Éphésiens quatre, verset vingt-cinq : « C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres. »

Emmanuel : Car nous sommes membres les uns des autres. Tout est dans la raison qu'il donne. Dans un corps, si l'œil ment à la main, c'est le corps entier qui trébuche. Mentir à mon frère, c'est saboter mon propre corps.

Élise : Alors faisons l'inventaire, sans nous épargner. Les flatteries, d'abord. Le si, si, c'était très bon… alors que c'était raté.

Emmanuel : Le très beau travail lâché à un apprenti pour avoir la paix. Ça, j'ai appris à ne plus le faire. Une flatterie, au fond, c'est un vol : tu prives le gars de la correction qui l'aurait fait grandir. Je préfère dire : l'assemblage est faible, recommence, et viens, je te montre comment. Ça, c'est de l'amour. Le compliment creux, c'est du confort.

Élise : Les excuses, ensuite. Je suis en réunion. J'allais justement t'appeler. Le train était bloqué. Toute notre vie sociale tient avec ces petites ficelles.

Emmanuel : Et chaque ficelle dit la même chose, si tu l'écoutes bien : ta personne vaut moins que mon confort. Un non honnête respecte l'autre. Un mensonge aimable le gère.

Élise : Et au travail, il y a le mensonge collectif… le rapport qu'on enjolive, le oui en réunion quand toute la salle pense non. J'en ai validé, des tableaux plus verts que la réalité.

Emmanuel : Un tableau trop vert, quelqu'un finit toujours par le payer. Et souvent, c'est le plus petit de l'équipe.

Élise : Et puis il y a les silences… ceux qu'on appelle pieux. Le ça va qui ment. Je sais de quoi je parle : les deux années avant mon épuisement, Marc me demandait chaque soir comment j'allais. Je répondais ça va. Ce n'était pas de la protection. C'était un mur. Il aurait pu me porter deux ans plus tôt.

Emmanuel : Merci de le dire. Parce qu'on habille souvent ces silences en délicatesse, alors que c'est de la peur.

Élise : Attention quand même : tout dire, n'importe comment, n'importe quand, ce n'est pas mieux. Paul tient les deux bouts au verset quinze : « mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » La vérité dans la charité. À l'hôpital, on n'annonce pas une mauvaise nouvelle debout dans un couloir. On s'assoit, on prend le temps, on reste après. La vérité se dit, mais elle se dit comme on soigne.

Emmanuel : Et il y a une vraie différence entre me taire par amour, un temps, en attendant le bon moment, et mentir par confort. Se taire n'est pas affirmer un mensonge. Choisir son moment n'est pas tromper. Mais si on me pose la question en face… euh, là je n'ai plus le choix du silence. Il me reste le choix du ton.

Élise : Alors le défi de la semaine. Une flatterie remplacée par un encouragement vrai. Une excuse remplacée par un non honnête. Et une vérité qu'on retient depuis des mois, dite avec douceur, à la bonne personne.

Emmanuel : Et si tu as menti, le chemin le plus court reste le vieux chemin : retourner voir la personne et demander pardon. J'ai testé pour vous. C'est rude cinq minutes, et c'est léger pour des années.

5. Parler vrai devant le Dieu vrai

Élise : Concluons. Vous me connaissez, je termine avec un psaume. Le Psaume quinze demande qui pourra séjourner dans la tente de Dieu. Et la réponse commence ainsi : « Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité selon son coeur. »

Emmanuel : Dire la vérité selon son cœur… j'aime cette précision. Pas seulement des lèvres exactes : un dedans et un dehors qui disent la même chose.

Élise : Et si ce portrait nous décourage, parce qu'aucun de nous n'a les lèvres pures… alors il faut rouvrir Jean quatorze : « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Emmanuel : La vérité n'est pas d'abord une règle. C'est une personne. Et cette personne-là a été condamnée par de faux témoins, elle, la vérité même. Nos mensonges sont allés à la croix avec tout le reste. On ne devient pas des gens vrais en serrant les dents. On le devient en marchant avec quelqu'un de vrai, un peu plus chaque jour.

Élise : Le mensonge pieux… au fond, le seul qui mérite ce nom, c'est celui qu'on confesse. Tu veux bien que je nous mette sous son regard ?

Emmanuel : Vas-y, je m'associe.

Élise : Notre Dieu, notre bon Papa, tu es le Dieu vrai et ta parole est la vérité. Pardon pour nos flatteries, nos excuses, nos silences qui mentent. Merci parce qu'à la croix, Jésus a porté aussi ces péchés-là. Donne-nous cette semaine des paroles vraies et pleines de grâce, et le courage de demander pardon là où il le faut. Et garde ceux qui, quelque part dans le monde, protègent des innocents au péril de leur vie : tu connais leur cœur. Au nom de Jésus, amen.

Emmanuel : Amen.

Élise : Merci de nous avoir écoutés jusqu'ici. Cette semaine, offrez à quelqu'un une parole vraie, dite avec amour. Et si Dieu le veut, on se retrouve très bientôt, aux Sources. À bientôt !

Emmanuel : À bientôt. Et méfiez-vous des devis presque prêts.

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