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Aux Sources · Quotidien

Le téléphone, le scroll et l'âme

Le téléphone, le scroll et l'âme

Avec Élise & Emmanuel14:07

Nos téléphones nous accompagnent du réveil au coucher, et notre âme en porte la trace. Élise plaide pour une discipline radicale, Emmanuel rappelle que l'ennemi n'est pas l'outil mais le cœur, et que l'Évangile doit habiter jusque dans nos écrans. Une conversation sans culpabilité, de Proverbes 4 à 1 Corinthiens 6.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Elle ouvre par une confession vécue : le scroll lui vole des soirées entières, et la vraie question n'est pas le temps mais l'attention, donc le cœur.

    Emmanuel — Il refuse le procès de l'outil dont il vit au quotidien, mais reconnaît que son compteur d'écran l'humilie certaines semaines.

  2. Élise — Elle reconnaît la priorité du cœur mais objecte que ces applications sont conçues pour capter l'attention : ignorer l'environnement peut devenir une excuse pour ne rien changer.

    Emmanuel — La fuite existait avant les smartphones, il l'a vécue au moment de son dépôt de bilan : le vrai problème est un cœur qui ne veut pas se tenir devant Dieu.

    « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. »

    Proverbes 4:23 — Louis Segond 1910

    « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. »

    Matthieu 6:21 — Louis Segond 1910
  3. Élise — Depuis son épuisement, elle a choisi une discipline radicale : téléphone hors de la chambre, vrai réveil, jeûne d'écran mensuel en famille, pour retrouver un lieu désert.

    Emmanuel — Il salue la discipline, en pratique une version plus modeste chez lui, mais met en garde contre une nouvelle loi : la règle enlève un obstacle, elle ne rapproche pas de Dieu par elle-même.

    « Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. »

    Marc 1:35 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Elle reçoit l'argument : le même écran qui vole des soirées peut porter une parole de vie, à condition de trier ce qu'on laisse entrer ; son âme sent la différence entre ce qui nourrit et ce qui vide.

    Emmanuel — Derrière les écrans il y a des personnes : l'Évangile doit habiter ces espaces, comme les versets qu'il envoie à ses enfants ou l'entraide du groupe de l'assemblée.

    « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. »

    Philippiens 4:8 — Louis Segond 1910

    « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux; Je hais la conduite des pécheurs; Elle ne s'attachera point à moi. »

    Psaumes 101:3 — Louis Segond 1910

    « Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; »

    Jacques 1:19 — Louis Segond 1910
  5. Élise — Convergence : la question du scroll n'est pas « est-ce permis » mais « qui est le maître » ; elle propose d'essayer une soirée sans téléphone, Bible ouverte.

    Emmanuel — Liberté sans servitude : pas de nouvelle loi, mais un seul Maître ; il s'engage à ouvrir la Parole avant l'écran pour racheter ses matins.

    « Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. »

    1 Corinthiens 6:12 — Louis Segond 1910

    « rachetant le temps, car les jours sont mauvais. »

    Éphésiens 5:16 — Louis Segond 1910

    « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos coeurs, hommes irrésolus. »

    Jacques 4:8 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode

1. Minuit vingt

Élise : Bonjour à tous, et bienvenue dans Aux Sources. Je suis Élise, et en face de moi, comme toujours… Emmanuel.

Emmanuel : Bonjour Élise. Et bonjour à tous ceux qui nous écoutent, où que vous soyez.

Élise : Emmanuel, je commence par une confession. Mardi soir, Marc dormait déjà. Je prends mon téléphone, juste pour vérifier un message de l'hôpital. Quand je lève les yeux… minuit vingt. Quarante minutes de vidéos, de tout et de rien. Et je n'avais même pas lu le message.

Emmanuel : Ah, tu me rassures, je croyais être le seul. Moi, ce sont les vidéos d'artisans. Des gens qui restaurent des meubles, qui montent des murs en pierre sèche. C'est magnifique, hein, il n'y a rien de mal là-dedans. Mais Rose m'appelle pour passer à table, je réponds « deux minutes »… et mes deux minutes durent vingt minutes. Elle a fini par mettre un minuteur de cuisine à côté de moi. Pour rire. Enfin, à moitié pour rire.

Élise : Alors ce soir, on parle de ça. Le téléphone, le scroll… et ce que tout cela fait à notre âme.

Emmanuel : Vaste programme. Et je sens qu'on ne va pas être d'accord sur tout. Ce qui, entre nous, est plutôt bon signe.

Élise : Et on ne fera pas le procès du téléphone. On ne jouera pas non plus les donneurs de leçons… vous venez d'entendre nos minuit vingt.

Emmanuel : Non, pas de procès. Parce que ce serait trop facile. Moi, mon téléphone, c'est mon outil de travail. Mes clients, mes devis, mes chantiers en photos, le groupe de l'assemblée… tout passe par là. Je ne peux pas le jeter par la fenêtre, et je ne crois pas que Dieu me le demande. D'ailleurs, beaucoup nous écoutent probablement sur ce même téléphone.

Élise : C'est vrai.

Emmanuel : Mais quand je regarde le compteur de temps d'écran, le dimanche soir… honnêtement, j'ai un pincement. Il y a des semaines où cet écran a eu plus de moi que Rose. Plus de moi que la Parole. Et ça, je ne peux pas le mettre sur le dos de l'appareil. L'appareil n'a rien signé à ma place. C'est moi qui ai dit oui, geste après geste.

Élise : « Plus de moi »… c'est exactement ça. La vraie question, ce n'est pas d'abord combien de temps. C'est qui a mon attention. Et donc qui a mon cœur.

Emmanuel : Alors allons-y. Par où on commence ?

Élise : Par le cœur, justement.

2. Garde ton cœur

Élise : Emmanuel, toi, tu répètes souvent : l'outil n'est pas le problème.

Emmanuel : Oui, et je le maintiens. Tu sais, à l'époque de mon dépôt de bilan… les smartphones n'existaient pas comme aujourd'hui. Et pourtant je fuyais déjà. Je m'enfermais dans le travail, la radio allumée jusqu'à pas d'heure, les journaux lus trois fois… n'importe quoi pour ne pas penser, pour ne pas me retrouver seul avec ma peur. Rose me le disait, à l'époque : tu es là sans être là. Elle avait tout compris avant moi. Un soir, elle a posé le journal que je relisais pour la troisième fois, et elle m'a demandé : qu'est-ce que tu fuis ? Je n'ai pas su répondre. Cette question m'a suivi pendant des semaines.

Élise : Ah oui ?

Emmanuel : La fuite ne date pas du téléphone, Élise. Le téléphone lui a juste ouvert une porte, jour et nuit, dans notre poche. Le vrai problème, c'était mon cœur, qui ne voulait pas se tenir devant Dieu avec sa peur. Si tu m'enlèves l'écran sans toucher au cœur, je trouverai une autre porte. J'en ai trouvé toute ma vie, des portes.

Élise : Mmh… ça rejoint Proverbes, ça.

Emmanuel : Exactement. Proverbes, chapitre quatre, verset vingt-trois : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » Et le verbe hébreu traduit par « garde », c'est le mot de la sentinelle, celui qui veille sur une ville. Une sentinelle, ça ne dort pas au poste. Ça regarde qui entre, qui sort. La Bible ne dit pas : garde ton emploi du temps. Elle poste une sentinelle sur ton cœur, parce que c'est de là que tout coule, le bon comme le mauvais.

Élise : Je te rejoins sur le cœur. Mais je vais te pousser un peu, parce que… enfin, ces applications ne sont pas neutres. Elles sont pensées pour nous retenir le plus longtemps possible. Le fil qui ne finit jamais, la petite pastille rouge… rien de tout ça n'est un hasard.

Emmanuel : C'est vrai, je ne vais pas le nier. Mon métier m'a appris qu'une porte bien conçue, les gens la poussent sans réfléchir. Ces applications, ce sont des portes très bien conçues.

Élise : Je le vois à l'hôpital. La salle de pause, avant, ça discutait, ça riait. Aujourd'hui, six personnes assises ensemble… dans un silence complet, chacune sur son écran. Alors dire « c'est juste une affaire de cœur », ça peut devenir une excuse pour ne rien changer. Comme poser un gâteau devant quelqu'un qui jeûne et lui dire : le problème, c'est ton cœur.

Emmanuel : L'image est bonne. Non, tu as raison, l'environnement compte, et la sagesse commande d'en tenir compte. Ce que je dis, c'est que si je change l'environnement sans regarder mon cœur, je déplace le problème. Jésus le dit dans Matthieu six : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. » Mon écran me montre où était mon trésor cette semaine. C'est une lecture qui fait mal, parfois. Mais elle est utile, parce qu'elle m'empêche de me raconter des histoires.

Élise : L'écran comme révélateur… Ce petit compteur, finalement, c'est presque un miroir.

Emmanuel : Un miroir fidèle, oui. Et un miroir, ce n'est pas fait pour se condamner. C'est fait pour se voir tel qu'on est… et se tourner vers celui qui peut nous changer. Le miroir constate, la grâce relève. Il ne faut jamais garder l'un sans l'autre.

3. Le lieu désert

Emmanuel : Alors, Élise, à toi. Parce que toi, tu as pris des mesures… disons, radicales. Raconte-nous.

Élise : Radicales, je ne sais pas. Depuis mon épuisement, il y a cinq ans, j'ai appris que mon attention est fragile. À l'époque, je répondais aux courriels de l'hôpital à onze heures du soir, dans mon lit. Alors maintenant, le téléphone dort dans l'entrée, pas dans la chambre. Et j'ai racheté un réveil. Un vrai.

Emmanuel : Ah oui ? Un réveil comme dans le temps ? Et Marc, il en dit quoi ?

Élise : Marc était sceptique. Maintenant, c'est lui qui me rappelle à l'ordre quand je triche. Et un samedi par mois, on fait un jeûne d'écran en famille. Les ados ont râlé, franchement râlé… mais c'est devenu le jour où on se parle le plus.

Emmanuel : Mmh. Et pourquoi tu appelles ça un jeûne ? Le mot est fort, quand même. Dans la Bible, le jeûne, ce n'est pas un régime, c'est du sérieux.

Élise : Justement. Ce n'est pas une punition, c'est faire de la place. Comme le jeûne de nourriture : on ne se prive pas pour se prouver quelque chose, on se rend disponible pour Dieu. La faim te rappelle que tu attends autre chose.

Emmanuel : Ça me parle. Nous, avec Rose, on a une version plus modeste : le dimanche midi, les téléphones restent dans un panier à l'entrée. Nos enfants mariés ont pris le pli quand ils viennent déjeuner. Au début ils posaient l'appareil comme on rend les armes… maintenant c'est un réflexe. La première fois, il y a eu un blanc, tu sais… plus personne ne savait quoi faire de ses mains. Et puis quelqu'un a posé une vraie question. On y était encore à quatre heures. Les déjeuners sont plus longs qu'avant, curieusement.

Élise : Ce qui m'a décidée, c'est Marc, chapitre un, verset trente-cinq : « Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. » Jésus lui-même s'est levé, et il est sorti. Il a quitté un lieu pour en chercher un autre.

Emmanuel : Le lieu désert… Et toi, qu'est-ce que tu y as trouvé, dans ton lieu désert ?

Élise : D'abord du silence, et il était inconfortable. Mes mains cherchaient le téléphone toutes seules. Et puis, petit à petit… les psaumes ont retrouvé du goût. Parce que si mon premier geste du matin, c'est l'écran, ma première pensée appartient déjà à quelqu'un d'autre.

Emmanuel : Je te rejoins là-dessus, et je veux que ce soit clair pour ceux qui nous écoutent. Mais je vais jouer mon rôle de contradicteur : attention à ne pas en faire une nouvelle loi. Si quelqu'un se dit « je ne suis pas un bon chrétien parce que mon téléphone dort dans ma chambre »… alors on a raté quelque chose. Le lieu désert de l'infirmière de nuit ne ressemble pas au tien. Et Jésus ne s'est pas levé ce matin-là pour obéir à un règlement. Il s'est levé parce qu'il cherchait son Père.

Élise : Tu as raison. Ce n'est pas la règle qui me rapproche de Dieu. La règle enlève un obstacle, c'est tout. Ce qui m'attend dans le lieu désert, c'est la grâce. Pas ma discipline.

Emmanuel : Amen. Ça, il fallait le dire. Parce qu'on peut vider sa chambre de tous les écrans du monde et garder un cœur encombré. Et on peut, par grâce, rencontrer Dieu dans un couloir d'hôpital entre deux gardes.

4. Habiter ces espaces

Élise : Emmanuel, il y a un autre versant chez toi. Tu ne dis pas seulement « l'outil n'est pas l'ennemi ». Tu dis que l'Évangile doit habiter ces espaces.

Emmanuel : Oui. Parce que sur nos écrans, il y a des gens. Des vrais. Mes deux aînés sont mariés, ils n'habitent plus chez nous. Le matin, il m'arrive de leur envoyer un verset. Tel quel, sans commentaire, sans morale au bout. Mon fils m'a dit un jour : papa, ton verset est arrivé le jour où il fallait. Ce jour-là, je ne savais rien de ce qu'il traversait. Dieu, si. Et l'inverse est vrai, hein. Pendant mes années noires, un frère m'envoyait un psaume, chaque vendredi, sans faute. Il n'a jamais su à quel point ça m'a tenu debout.

Élise : C'est beau, ça.

Emmanuel : Et dans le groupe de l'assemblée, quand quelqu'un traverse une épreuve, les messages arrivent, les frères s'organisent, on porte la chose dans la prière. Ça ne remplace pas la communion fraternelle du dimanche… mais ça la prolonge dans la semaine. Attention, je ne dis pas de transformer nos écrans en chaire de prédication. Jacques, que j'aime tant, écrit au chapitre un : « que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler ». Ça vaut pour les pouces autant que pour la langue. Témoigner là, c'est d'abord écouter, encourager, être vrai. Une parole juste au bon moment vaut mieux que dix publications.

Élise : Donc le même écran qui m'a volé quarante minutes mardi soir peut porter une parole de vie.

Emmanuel : Le même. C'est bien la preuve que l'ennemi, ce n'est pas l'objet. Un couteau peut blesser ou couper le pain pour la table. La question, c'est la main qui le tient… et le cœur qui conduit la main. On revient toujours au cœur, tu vois.

Élise : Alors comment on trie ? Parce qu'une fois dedans, tout arrive mélangé… le beau, le vide, le sale parfois. Et la comparaison. Je ressors de certains fils avec le sentiment que ma vie ne suffit pas.

Emmanuel : Paul nous donne un filtre, dans Philippiens quatre : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. » Tu peux passer chaque fil que tu suis à ce tamis-là. Ce qui reste dans le tamis, tu le gardes. Le reste, tu peux t'en défaire sans regret.

Élise : « soit l'objet de vos pensées »… Ce que je fais défiler, c'est ce que je donne à penser à mon âme. Et mon âme sent la différence : après quarante minutes de scroll, je me sens vide. Après vingt minutes dans les Psaumes… nourrie.

Emmanuel : Et le psalmiste va plus loin, dans le Psaume cent un : « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ». Lui, il prend un engagement devant Dieu, euh… pas un réglage d'application, un engagement du cœur. Parce qu'il sait que ce qui passe par les yeux finit par s'attacher à nous. Garder son cœur, en pratique, ça commence souvent par choisir ses portes d'entrée.

Élise : Rien de mauvais devant mes yeux. C'est un verset à mettre en fond d'écran, presque.

Emmanuel : Ce serait déjà un bon début.

5. Permis, mais pas utile

Élise : Il nous faut conclure. Et je crois qu'on se retrouve sur une parole de Paul, première épître aux Corinthiens, chapitre six. Emmanuel, tu nous la lis ?

Emmanuel : Avec joie. « Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. » Tout est là. La liberté d'abord : le téléphone m'est permis. Pas de nouvelle loi, pas de culpabilité au kilo. Paul ne remplace pas une servitude par un règlement.

Élise : Mais la deuxième moitié tranche : je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. La vraie question du scroll, ce n'est pas « est-ce permis »… c'est « qui est le maître ».

Emmanuel : Et un chrétien n'a qu'un seul Maître. Tu sais, j'ai connu une servitude, moi. Les dettes, les traites, la peur du courrier recommandé. Cette servitude-là, tout le monde la voyait, elle se lisait sur mon visage. Celle de l'écran est plus discrète… elle tient dans une poche, elle sourit, elle divertit. Mais si un objet décide de mes soirées, de mon réveil, de mon humeur, il faut appeler ça par son nom : une servitude. Et Christ ne nous a pas rachetés si cher pour qu'on se laisse reprendre par si peu.

Élise : Alors concrètement, cette semaine ? Une chose chacun, une seule. Toi d'abord.

Emmanuel : Moi, ce sera la Parole avant l'écran. Le matin, je n'ouvre rien tant que je n'ai pas lu quelques versets. Paul écrit aux Éphésiens, chapitre cinq : « rachetant le temps, car les jours sont mauvais. » Alors je commence par racheter mes matins. Et je laisse Rose vérifier… elle sera ravie de ce ministère.

Élise : Et moi, j'invite ceux qui nous écoutent à essayer une soirée. Une seule. Le téléphone dans l'entrée, la Bible ouverte… et voir ce que Dieu fait du silence.

Emmanuel : Sans culpabilité, surtout. Le Père ne nous attend pas avec un chronomètre. Il nous attend comme un père attend ses enfants. Jacques écrit, au chapitre quatre : « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. » Pas de file d'attente, pas de niveau à atteindre. Et si le silence vous met mal à l'aise… dites-le-lui, tout simplement. C'est déjà une prière.

Élise : C'est déjà une prière. Je nous mets devant Dieu ? Notre Dieu, notre bon Papa, merci pour ta patience envers nous. Tu vois nos mains pleines et nos cœurs dispersés. Apprends-nous à garder notre cœur, puisque de lui viennent les sources de la vie. Que rien ne nous asservisse, et que nous soyons tout entiers à toi. Garde nos yeux, garde nos matins, et que ta Parole habite jusque dans nos écrans. Au nom de Jésus, amen.

Emmanuel : Amen.

Élise : Merci de nous avoir écoutés. Si cet épisode peut aider quelqu'un autour de vous… envoyez-le-lui. Ce sera un scroll utile.

Emmanuel : Bien vu. À bientôt, si Dieu veut.

Élise : À bientôt, si Dieu veut.

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