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Aux Sources · Vie de couple

Les disputes dans le couple : se taire ou tout dire ?

Les disputes dans le couple : se taire ou tout dire ?

Avec Élise & Emmanuel13:10

Une assiette dans l'évier, un silence de plomb dans la voiture : faut-il tout dire ce soir, ou laisser retomber ? Emmanuel plaide pour la parole rapide d'Éphésiens 4, Élise pour la réponse douce des Proverbes. Et Jacques vient mettre tout le monde d'accord : écouter d'abord.

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Chapitres & repères

  1. Élise — Se disputer arrive dans tous les couples, même chrétiens ; la honte pousse à cacher au lieu d'apprendre à traverser.

    Emmanuel — L'objet de la dispute est rarement le vrai sujet ; la question n'est pas d'éviter le conflit mais de savoir ce qu'on en fait.

    « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. »

    Éphésiens 4:26 — Louis Segond 1910
  2. Élise — Reconnaît que le silence prolongé dit quelque chose de faux à l'autre ; questionne le motif du silence d'Emmanuel.

    Emmanuel — La colère n'est pas le péché en soi, mais la colère qui passe la nuit ouvre une porte à l'amertume : il faut parler vite, avant le coucher du soleil.

    « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. »

    Éphésiens 4:26 — Louis Segond 1910

    « et ne donnez pas accès au diable. »

    Éphésiens 4:27 — Louis Segond 1910
  3. Élise — La vérité, oui, mais dans l'amour et au bon moment : se taire une heure, le temps que la fureur retombe, n'est pas mentir, c'est choisir son moment.

    Emmanuel — Admet qu'une vérité peut être vraie et blessante à la fois ; distingue le silence d'une heure du silence de plusieurs semaines.

    « Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. »

    Proverbes 15:1 — Louis Segond 1910

    « un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler; »

    Ecclésiaste 3:7 — Louis Segond 1910

    « Tel, qui parle légèrement, blesse comme un glaive; Mais la langue des sages apporte la guérison. »

    Proverbes 12:18 — Louis Segond 1910
  4. Élise — Il y a deux silences : celui qui prépare la parole et celui qui espère que ça passe tout seul ; la vérité et l'amour ne sont pas des rivaux.

    Emmanuel — La transparence a son piège : tout dire n'est pas tout déverser ; avant de parler, se demander si l'on veut réparer ou gagner.

    « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. »

    Éphésiens 4:29 — Louis Segond 1910

    « mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. »

    Éphésiens 4:15 — Louis Segond 1910
  5. Élise — L'ordre de Jacques tranche le débat : écouter d'abord, parler ensuite, la colère en dernier ; et le pardon reçu en Christ est la source, pas une méthode.

    Emmanuel — Ni son urgence ni la douceur d'Élise ne suffisent seules : Jacques donne l'ordre de marche, et la grâce reçue rend le pardon possible avant la nuit.

    « Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; »

    Jacques 1:19 — Louis Segond 1910

    « car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. »

    Jacques 1:20 — Louis Segond 1910

    « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. »

    Éphésiens 4:32 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode

1. Une assiette dans l'évier

Emmanuel : Dimanche dernier, en rentrant du culte, Rose et moi, on s'est disputés. Pour une assiette. Une assiette laissée dans l'évier.

Élise : Une assiette…

Emmanuel : Une assiette. Sauf que l'assiette, c'était pas le sujet. Derrière, y avait quinze jours de choses pas dites.

Élise : Mmh. Les choses pas dites… ça, on connaît tous.

Emmanuel : Et au retour, un silence de plomb dans la voiture.

Élise : Et là, la question de ce soir : est-ce qu'on vide tout tout de suite, au risque de blesser… ou est-ce qu'on laisse retomber, au risque d'enterrer ?

Emmanuel : Bienvenue dans Aux Sources. Aujourd'hui, les disputes dans le couple : se taire ou tout dire ? Élise, je te préviens, j'ai un avis.

Élise : Ah oui ? Toi, un avis ?

Emmanuel : Et un verset avec. Paul écrit dans Éphésiens quatre : « que le soleil ne se couche pas sur votre colère. » Moi, je le prends au pied de la lettre.

Élise : Et moi, je t'apporte les Proverbes. On va bien s'entendre… ou pas.

Élise : Avant de croiser le fer, on peut dire une chose simple ? Se disputer, ça arrive dans tous les couples. Même chez les chrétiens.

Emmanuel : Surtout chez les chrétiens, parfois.

Élise : Oui… parce qu'on croit qu'on devrait être au-dessus de ça. Alors on a honte. Et cette honte fait qu'on cache nos disputes au lieu d'apprendre à les traverser. Marc et moi, dix-sept ans de mariage, je peux te dire qu'on a eu notre part.

Emmanuel : Vingt-six ans avec Rose. Si quelqu'un te dit qu'il ne se dispute jamais, soit il oublie, soit il évite.

Élise : Et éviter, ce n'est pas la paix. C'est un cessez-le-feu.

Emmanuel : « Un cessez-le-feu »… c'est exactement ça. La vraie question, c'est pas d'éviter le conflit. C'est ce qu'on en fait.

Élise : Tu sais ce qui me rassure, moi ? Les psaumes. David ne ravale pas sa colère, il ne la maquille pas non plus. Il la porte devant Dieu, à voix haute, telle qu'elle est.

Emmanuel : Donc même la Bible ne nous demande pas de faire semblant.

Élise : Jamais. Elle nous demande d'en faire quelque chose de vrai. Et c'est là que nos deux chemins se séparent, toi et moi. Toi, tu dis : la vérité, vite, ce soir, avant de dormir.

Emmanuel : C'est ça.

Élise : Et moi je dis : la vérité, oui, toute la vérité… mais au bon moment, et de la bonne manière. Parce qu'une vérité mal dite peut faire plus de dégâts qu'un silence d'une heure. Alors vas-y, défends ta position. Tout dire, tout de suite ?

2. Avant le coucher du soleil

Emmanuel : Éphésiens quatre, verset vingt-six. Paul écrit : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. »

Élise : Première chose qui me frappe, moi : Paul ne dit pas « ne vous mettez jamais en colère ». La colère existe. Elle est là, et il la regarde en face.

Emmanuel : Voilà. Il dit juste : ne la laissez pas passer la nuit. C'est ce qu'on en fait qui peut devenir péché.

Élise : Et le verset d'après, le vingt-sept, va très loin : « et ne donnez pas accès au diable. » La colère qui dort, ce serait une porte ouverte… Ouverte à quoi, concrètement ?

Emmanuel : À l'amertume. Aux procès d'intention. Tu rumines toute la nuit, et au matin, l'assiette est devenue un dossier. Tu ressors les torts d'il y a trois ans.

Élise : Le fameux dossier… on en a tous un dans un tiroir. Et c'est vrai que la nuit grossit tout. Ce qui était une contrariété à vingt heures devient une injustice à deux heures du matin.

Emmanuel : Voilà pourquoi je dis : parlez vite. Le soir même. On ne s'endort pas dos à dos avec ça entre nous.

Élise : Je note quand même que Paul donne un horizon, pas un chronomètre. Il ne dit pas : videz tout dans la minute. Il dit : ne laissez pas la colère s'installer pour la nuit.

Emmanuel : Un horizon, pas un chronomètre… je te l'accorde. Mais l'horizon, il tient bon : avant la nuit.

Emmanuel : Et je te dis ça, euh… surtout parce que j'ai fait l'inverse. Et je l'ai payé cher.

Élise : Tu penses au dépôt de bilan ? Tu m'as raconté, un jour : des semaines sans rien dire à Rose. Les impayés, les courriers qui s'empilent, la peur au ventre… et pas un mot à la maison.

Emmanuel : Pas un mot. Je voulais la protéger, tu comprends.

Élise : Mmh… la protéger, ou te protéger, toi ?

Emmanuel : Les deux, sans doute. Et mon silence, elle le sentait. Elle croyait que je m'éloignais d'elle, alors que je me noyais tout seul.

Élise : C'est ça qui me touche. Ton silence disait quelque chose de faux. Il disait « tu ne comptes pas », alors que tu voulais dire « je te protège ».

Emmanuel : Exactement. Le soir où j'ai enfin tout posé sur la table, elle a pleuré. Pas à cause des dettes. Elle m'a dit : enfin, tu me laisses entrer.

Élise : « Enfin, tu me laisses entrer »… ça vaut tous les arguments. Tu sais, dans mon travail à l'hôpital, je croise des couples à l'épreuve. La maladie, les soins qui durent, la fatigue. Et souvent, ce qui les use, ce n'est pas la crise elle-même. C'est tout ce qui n'a jamais été dit autour de la crise.

Emmanuel : Le non-dit use plus que le conflit.

Élise : Souvent, oui. Le conflit fait du bruit, mais le non-dit creuse en silence.

Emmanuel : Depuis, chez nous, la règle c'est : on se dit les choses avant la nuit. Même mal, même maladroitement. Mais on se les dit.

3. Une réponse douce

Élise : Je te rejoins sur le fond, Emmanuel. Vraiment. Mais j'irais moins vite sur le « même mal, même maladroitement ».

Emmanuel : Ah. Je sentais que ça allait venir.

Élise : Proverbes quinze, verset un : « Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. » La Bible ne parle pas seulement du moment où l'on parle. Elle parle de la manière.

Emmanuel : Mmh, c'est juste.

Élise : Une vérité jetée comme une pierre ne construit rien. Elle casse une vitre. Et après, tu passes la soirée à ramasser les morceaux au lieu de parler du vrai sujet.

Emmanuel : Mmh… la vitre cassée. Oui.

Élise : Et remarque le verset : c'est la réponse douce qui calme la fureur. Douce ne veut pas dire molle, ni vague. Ça veut dire une parole qui a été… comment dire… passée au tamis avant de sortir. On enlève les cailloux, on garde le vrai.

Emmanuel : Donc toi, tu dirais quoi ? On attend ?

Élise : Pas éternellement. L'Ecclésiaste, au chapitre trois, dit qu'il y a « un temps pour se taire, et un temps pour parler ». Les deux temps existent, tu vois, sous le même ciel. Se taire une heure, le temps que la fureur retombe, ce n'est pas mentir. C'est choisir son moment.

Emmanuel : Une heure, d'accord. Mais des semaines, comme moi à l'époque ?

Élise : Non, ça, c'est de l'enfouissement. Je te parle d'un silence qui prépare la parole. Pas d'un silence qui la remplace.

Élise : Tu sais, au moment de mon épuisement, il y a cinq ans… j'avais la mèche très courte. Le soir, j'explosais pour rien. Sur Marc, sur les enfants.

Emmanuel : Mmh.

Élise : Et un soir, j'ai dit à Marc des mots que je regrette encore. Des mots vrais, d'ailleurs. C'est ça, le piège : tout était vrai. Mais tout était dit pour blesser.

Emmanuel : Vrai et blessant à la fois… oui, ça existe.

Élise : Les Proverbes encore, chapitre douze : « Tel, qui parle légèrement, blesse comme un glaive; Mais la langue des sages apporte la guérison. » Ce soir-là, ma vérité était un glaive. Bien aiguisé, même.

Emmanuel : Et Marc, il a fait quoi ?

Élise : Il s'est tu. Pas un silence de fuite, un silence de patience. Et le lendemain matin, il m'a apporté un café et il m'a dit : on la reprend, ta phrase d'hier ? Doucement, cette fois.

Emmanuel : Ah, il est fort, Marc.

Élise : Son silence d'une nuit m'a plus aimée que ma franchise de dix secondes. Voilà pourquoi je dis : la vérité, oui. Toute la vérité. Mais dans l'amour, et au bon moment.

Emmanuel : Mais attends, je te chicane un peu. Son silence a duré la nuit. Le soleil s'est couché dessus, non ?

Élise : Sur sa colère à lui ? Non, justement. Il n'était plus en colère quand il s'est tu. Il avait déjà déposé l'affaire devant Dieu. Son silence n'était pas une colère qui couve. C'était une parole qui attendait son heure.

Emmanuel : « Dans l'amour, et au bon moment »… Bon. Je crois qu'on tient nos deux fils. Reste à les nouer.

4. Dire vrai n'est pas tout déverser

Emmanuel : Alors soyons honnêtes sur nos deux pentes. Ma pente à moi, le « tout dire », elle a un piège aussi.

Élise : Lequel ?

Emmanuel : Confondre transparence et déversement. Tout dire, ce n'est pas tout balancer.

Élise : Et Paul le dit dans le même chapitre, d'ailleurs. Éphésiens quatre, verset vingt-neuf : « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. » Même au cœur de la dispute, une parole qui communique une grâce… c'est exigeant.

Emmanuel : Très. Alors avant de parler, je me pose une question toute bête : est-ce que je veux réparer, ou est-ce que je veux gagner ?

Élise : Oh, elle est bonne, celle-là. Réparer ou gagner…

Emmanuel : Quand je veux gagner, même mes versets deviennent des armes. La Bible ouverte pour assommer l'autre, c'est plus la Parole, c'est un projectile.

Élise : Et ma pente à moi, alors ? Dis-le, on est entre nous.

Emmanuel : Ta pente, c'est le silence qui dure. Celui qui se déguise en sagesse, mais qui est une peur.

Élise : C'est vrai. Alors il y a un test, je crois, pour distinguer les deux silences. La question, c'est : mon silence, il prépare quoi ?

Emmanuel : C'est-à-dire ?

Élise : Si je me tais en me disant : ce soir, ou demain au calme, je lui parle… c'est un silence de sagesse. Si je me tais en espérant que ça passe tout seul, c'est une fuite.

Emmanuel : Et ça ne passe jamais tout seul. Jamais. Ça descend à la cave, et ça fermente.

Élise : Ça fermente, oui… Paul a une expression que j'aime, toujours en Éphésiens quatre : professer « la vérité dans la charité ». La vérité et l'amour ne sont pas des rivaux. L'un sans l'autre, ça donne soit la brutalité, soit le mensonge.

Emmanuel : Alors du concret. Avec Rose, on a un code : quand c'est trop chaud, l'un de nous dit « pause ». Mais une pause avec un rendez-vous. On ne se quitte pas sans savoir quand on reprend.

Élise : J'aime beaucoup. Le rendez-vous transforme le silence en promesse. Chez nous, la règle, c'est : jamais devant les ados, et jamais dans l'épuisement de minuit. On se dit où et quand, et on s'y tient. Et si le rendez-vous fait peur, on peut le commencer par une prière. Trente secondes, pas plus.

Emmanuel : Mmh. Trente secondes qui changent la température de la pièce.

Élise : Parce qu'elles remettent un tiers dans la pièce. On n'est plus deux avocats face à face. On est deux enfants devant le même Père, avec un problème posé entre nous, et non plus l'un contre l'autre.

Emmanuel : Le problème entre nous, et non plus l'un contre l'autre… voilà. C'est toute la différence entre un adversaire et un allié.

5. Prompt à écouter

Emmanuel : Il nous reste à poser la parole qui nous met d'accord. Et elle vient de mon épître préférée.

Élise : Jacques. Évidemment.

Emmanuel : Jacques, chapitre un, verset dix-neuf : « Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; »

Élise : Ce qui me frappe, c'est l'ordre. Écouter d'abord. Parler ensuite. Et la colère en dernier, au ralenti. Dans nos disputes, on fait exactement l'inverse : la colère ouvre le bal, la parole suit, et l'écoute… si le temps le permet.

Emmanuel : Si le temps le permet… c'est cruel, mais c'est vrai. Et Jacques nous répond plus profond que notre question : commence par écouter.

Élise : Le mot grec traduit par « lent », c'est bradys : lent, tout simplement. Comme un pas qu'on ralentit exprès. Être lent à parler, ce n'est pas être muet. C'est marcher au pas de l'autre.

Emmanuel : Marcher au pas de l'autre… ça, je le garde.

Élise : Et le verset vingt donne la raison : « car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. » Notre colère, même quand elle est légitime, ne fera jamais le travail de Dieu dans nos couples.

Emmanuel : Aïe. Celle-là, je la reçois pour moi.

Élise : Pour nous deux. Alors garde ton horizon : avant la nuit. Je garde ma manière : la réponse douce. Et Jacques nous donne à tous les deux l'ordre de marche : l'écoute d'abord.

Élise : Une dernière chose, avant de se quitter. Il y a peut-être quelqu'un qui nous écoute et qui se dit : chez nous, le dialogue est cassé depuis longtemps. Chaque tentative finit en orage, ou en mur. À cette personne, on ne va pas promettre une recette.

Emmanuel : Non. On ne va rien lui promettre de facile.

Élise : Mais on peut lui dire : tu n'as pas à porter ça seul. Parles-en à Dieu tel que c'est, comme dans les psaumes, avec les mots que tu as. Et cherche de l'aide, un ancien, un couple plus avancé. Demander de l'aide, ce n'est pas un échec, c'est un acte de foi.

Emmanuel : Amen. Et puis… tout ce qu'on a dit ce soir pourrait ressembler à une méthode de communication. Notre espérance, c'est pas une méthode. C'est d'être deux pardonnés.

Élise : Deux pardonnés… Paul termine le chapitre comme ça, d'ailleurs. Éphésiens quatre, verset trente-deux : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » Je ne pardonne pas à Marc parce qu'il le mérite ce soir-là. Je lui pardonne parce qu'en Christ, j'ai été pardonnée de bien plus.

Emmanuel : C'est la source. Tout le reste coule de là. On prie ?

Élise : On prie.

Emmanuel : Notre Dieu, notre bon Papa, merci pour nos maisons, avec leurs assiettes dans l'évier et leurs soirs difficiles. Apprends-nous à écouter avant de parler, à dire la vérité dans l'amour, et à ne pas laisser le soleil se coucher sur nos colères. Au nom de Jésus, amen.

Élise : Amen.

Emmanuel : Merci d'avoir marché avec nous. Si cet épisode peut aider un couple que vous aimez, partagez-le.

Élise : Et, si Dieu veut, on se retrouve très vite… aux sources. À bientôt.

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