Aux Sources · Quotidien
Travailler dur ou lâcher prise ?
Aux Sources · Quotidien
Travailler dur ou lâcher prise ?
Avec Élise & Emmanuel13:44
Élise a connu l'épuisement professionnel, Emmanuel a longtemps cru que tout reposait sur ses épaules d'entrepreneur. Ensemble, ils ouvrent la Bible sur le travail et le repos : faut-il donner tout ou apprendre à s'arrêter ? Une conversation honnête qui conduit au Psaume 127 : Dieu en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.
Chapitres & repères
Élise — Son burn-out d'il y a cinq ans lui a appris que ne jamais s'arrêter n'est pas une fidélité, c'est une dérive.
Emmanuel — Il défend le travail, mais reconnaît avoir vécu des années dans la culture de l'épuisement, surtout après son dépôt de bilan.
Élise — Elle reconnaît la dignité biblique du travail, mais pointe le piège : travailler pour prouver sa valeur au lieu de servir.
Emmanuel — Le travail est un don et un service rendu au Seigneur lui-même ; c'est le cœur qui change tout, pas le nombre d'heures.
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »
Colossiens 3:23 — Louis Segond 1910« Il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. »
Ecclésiaste 2:24 — Louis Segond 1910« Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. »
Jacques 4:15 — Louis Segond 1910Élise — Le repos n'est pas un conseil bien-être mais un commandement de Dieu ; l'épuisement n'est pas une vertu chrétienne.
Emmanuel — Il a résisté longtemps, puis a appris à fermer l'atelier le dimanche : le sabbat est un don qui garde l'homme, pas une règle qui l'écrase.
« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. »
Exode 20:8 — Louis Segond 1910« Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. »
Exode 20:9 — Louis Segond 1910« Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. »
Genèse 2:2 — Louis Segond 1910« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. »
Marc 2:27 — Louis Segond 1910Élise — Le « lâcher prise » du développement personnel lâche dans le vide ; le repos chrétien se remet entre les mains d'une personne, Jésus.
Emmanuel — Le joug de Christ se porte à deux : le vrai repos n'est pas l'oisiveté, c'est un attelage doux. Et ça se pratique concrètement.
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Matthieu 11:28 — Louis Segond 1910« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »
Matthieu 11:29 — Louis Segond 1910« Venez à l'écart dans un lieu désert, et reposez-vous quelque temps. »
Marc 6:31 — Louis Segond 1910Élise — La vraie question n'est pas travailler dur ou lâcher prise, mais : pour qui je travaille et en qui je me repose. La réponse est la même personne.
Emmanuel — Ce n'est pas son acharnement qui fait vivre sa maison, c'est la main de Dieu ; alors il travaille de bon cœur et s'arrête sans peur.
« En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. »
Psaume 127:2 — Louis Segond 1910
Transcription de l'épisode
1. Le dimanche où tout s'est arrêté
Élise : Il y a cinq ans, un dimanche soir, Marc m'a trouvée dans le garage. J'étais assise dans la voiture, moteur éteint, les clés à la main. Je n'arrivais pas à rentrer dans la maison. Pas la force d'ouvrir la portière, en fait. Je rentrais de l'hôpital, encore une journée qui avait débordé.
Emmanuel : Mmh…
Élise : Marc a ouvert la portière, il s'est accroupi, et il a juste dit : c'est fini, là. Et il avait raison. Mon corps avait dit stop avant moi. Les médecins appellent ça un épuisement professionnel. Moi, j'appelle ça le jour où j'ai découvert que je ne m'arrêtais jamais.
Emmanuel : Merci de rouvrir ça, Élise. Je sais que ça coûte.
Élise : Ça va, cinq ans ont passé, et Dieu a reconstruit beaucoup de choses. Mais si j'en parle, c'est parce que notre question du jour vient de là. On nous dit : travaille dur, donne tout. Et on nous dit aussi : lâche prise, prends soin de toi. Alors on croit qui ? Emmanuel, toi l'entrepreneur, tu commences ?
Emmanuel : Tu me connais. Moi, le travail, je le défendrai toujours. Un bon outil, un ouvrage bien fini, une odeur de bois le matin, c'est une joie que je ne lâcherai pas. Trente ans que je vis de mes mains, et je remercie Dieu pour ça. Mais j'ai dû apprendre quelque chose qui m'a coûté plus cher que tout le reste : fermer mon atelier. Et on va en parler, parce que je me suis longtemps trompé de combat.
Élise : On n'est pas des cas isolés. Dans la santé, je vois des collègues tenir sur les nerfs depuis des années. L'Organisation mondiale de la santé décrit d'ailleurs le burn-out comme un phénomène lié au travail. Ce n'est pas une faiblesse de caractère. C'est une usure.
Emmanuel : Et chez les entrepreneurs, c'est presque une médaille. Tu dors peu ? Bravo. Tu réponds aux mails à minuit ? Champion. J'ai vécu là-dedans pendant des années. Après mon dépôt de bilan, c'était encore pire. Je voulais prouver à tout le monde que je pouvais me relever. Aux banquiers, aux anciens fournisseurs, à mon propre miroir. Alors je travaillais… euh, comment dire… je travaillais comme on écope un bateau qui coule. Sans jamais lever la tête. Et le pire, c'est que tout le monde me félicitait pour ça.
Élise : « Sans jamais lever la tête »… c'est exactement ça. Et pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'on ne regarde plus ?
Emmanuel : Dieu. Sa femme. Ses enfants. Dans cet ordre-là, malheureusement. Et je vais te dire quelque chose : pendant ces années-là, je priais encore, hein. Mais mes prières ressemblaient à des réunions de chantier. Je donnais mes consignes à Dieu et je repartais travailler. Alors ouvrons la Bible, parce qu'elle parle des deux, du travail et du repos. Et elle en parle mieux que tous nos coachs. Elle ne choisit pas un camp, elle remet chaque chose à sa place.
Élise : Allons-y. Et commençons par ton terrain : le travail.
2. Faites-le de bon cœur
Emmanuel : Dans la lettre aux Colossiens, chapitre trois, verset vingt-trois, Paul écrit : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » J'aime ce verset parce qu'il ne dit pas : travaillez moins. Il dit, en quelque sorte : changez de patron.
Élise : Changez de patron… développe.
Emmanuel : Quand je restaure un meuble, je peux le faire pour le client, pour la facture, pour ma réputation. Ou je peux le faire comme pour le Seigneur. Même geste, même sueur, mais le cœur n'est pas au même endroit. Tu sais, pour le mariage de mon deuxième fils, j'ai fabriqué la table du repas de noces. Personne ne voyait les assemblages sous le plateau. Personne, sauf moi… et Dieu. Eh bien je les ai soignés comme le dessus. C'est ça, travailler pour le Seigneur. Et souviens-toi à qui Paul écrivait : des serviteurs, des gens tout en bas de l'échelle. Il leur donnait une dignité que personne ne leur donnait. Ton ouvrage, même invisible, a un spectateur royal.
Élise : Mmh. Donc le travail n'est pas une punition.
Emmanuel : Non, il est là avant la chute : Dieu met l'homme dans le jardin pour le cultiver et le garder. L'Ecclésiaste ose même dire, au chapitre deux : « Il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. » Le bien-être au milieu du travail, tu entends ? C'est un cadeau, pas une conquête.
Élise : Alors où est le piège, Emmanuel ? Parce qu'il y en a un, on l'a touché tous les deux.
Emmanuel : Le piège, c'est quand le travail cesse d'être un service et devient une preuve. Après le dépôt de bilan, moi, je ne travaillais plus pour le Seigneur, ni même pour Rose et les enfants. Je travaillais pour effacer une honte. Une nuit, Rose m'a trouvé dans la cuisine, à deux heures du matin, penché sur les comptes. Elle m'a dit : tu crois que tu nous sauves, mais tu es en train de nous quitter. Ça m'a transpercé. Parce qu'une honte, c'est un patron qui ne dit jamais merci et qui ne ferme jamais.
Élise : « Un patron qui ne ferme jamais »… je l'ai eu aussi, celui-là.
Emmanuel : Tu vois. Alors Jacques, que j'aime tant, remet nos agendas à leur place : « Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. » Si Dieu le veut. Trois mots qui décrochent le monde de mes épaules. Jacques ne dit pas : ne faites pas de projets. Il dit : faites-les à hauteur d'homme, en laissant à Dieu la place de Dieu. Mon carnet de commandes n'est pas ma providence. Il ne l'a jamais été, d'ailleurs… même quand il était plein. C'est le dépôt de bilan qui me l'a montré : un carnet plein peut se vider en trois mois.
Élise : Donc travailler dur, oui. Mais de bon cœur, pas à cœur perdu.
Emmanuel : C'est joliment dit. Je te la reprendrai, celle-là.
3. Le repos est un commandement
Élise : Venons-en au repos. Et je vais être un peu ferme, parce que ça m'a coûté cher de l'apprendre. Le repos n'est pas un conseil bien-être. C'est un commandement. Dans Exode vingt, au cœur des dix paroles, il est écrit : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. »
Emmanuel : Au même rang que tu ne déroberas point. Ça donne à réfléchir.
Élise : Et le verset suivant dit : « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. » Les deux tiennent ensemble : six jours d'ouvrage, un jour sanctifié. En hébreu, shabbat veut simplement dire cesser, s'arrêter. Dieu commande… l'arrêt. Quand je m'épuise sans fin, je ne suis pas plus fidèle. Je suis juste hors rythme.
Emmanuel : Et regarde comment Dieu l'a enseigné à son peuple dans le désert, avec la manne. Six jours, il fallait sortir la ramasser. Le sixième jour, il y en avait une double portion, pour que le septième, chacun reste tranquille. Ceux qui sortaient quand même le septième jour ne trouvaient rien. Le repos, là, c'était une leçon de confiance : la provision de demain ne dépend pas de ma sortie de demain.
Élise : C'est vrai… la double portion. J'avais oublié ce détail.
Emmanuel : Et le plus fort, c'est que Dieu l'a fait lui-même en premier. La Genèse, au chapitre deux, dit : « Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. » Dieu ne s'était pas épuisé, lui. Il a posé le repos dans la création comme un rythme, une respiration. S'arrêter, c'est marcher à son pas.
Élise : « Marcher à son pas »… voilà ce que je n'avais pas compris avant mon burn-out.
Emmanuel : Tu sais quand j'ai compris, moi ? Le jour où Rose m'a demandé, un dimanche midi, pourquoi mon téléphone mangeait avec nous. Vingt-six ans de mariage, elle n'a pas besoin de longs discours. J'ai regardé ce téléphone posé contre mon assiette, j'ai regardé les enfants… enfin, ceux qui restaient à table, les deux aînés étaient déjà mariés. Et j'ai vu un homme qui n'était jamais vraiment là.
Élise : Mmh…
Emmanuel : Alors j'ai fermé l'atelier le dimanche. Pour de vrai. Rideau baissé, téléphone dans le tiroir de l'entrée. Les premiers mois, j'avais peur. Peur de perdre des clients, peur que tout s'écroule sans moi. Un client pressé est parti ailleurs, d'ailleurs, un gros chantier. Ça m'a piqué, je ne vais pas mentir. Mais rien ne s'est écroulé, Élise. Rien. D'autres sont venus, et surtout, mes dimanches ont retrouvé un visage : celui de Rose, celui des enfants quand ils passent. J'ai même retrouvé le goût du lundi matin.
Élise : « Peur que tout s'écroule sans moi »… c'est peut-être le fond de l'affaire. Qui tient le monde, en réalité ?
Emmanuel : Pas moi. Et heureusement. Jésus dit dans Marc, chapitre deux : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » Le repos n'est pas une règle qui nous écrase, c'est un don qui nous garde. Les pharisiens en avaient fait un fardeau de plus, avec des listes de choses interdites. Jésus le remet à l'endroit : c'est un cadeau du Père pour l'homme fatigué. Comme un père qui dit à son enfant : arrête, viens t'asseoir, tu as le droit.
4. Lâcher prise ou se remettre ?
Élise : Il reste un mot qui me gêne dans notre titre : lâcher prise. On l'entend partout, et je veux dire pourquoi il ne me suffit pas. Lâcher prise tout seul, c'est lâcher dans le vide. La Bible propose autre chose : remettre. Remettre entre des mains précises. Jésus dit dans Matthieu onze : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Emmanuel : Ce verset-là m'a porté pendant toute ma traversée du désert.
Élise : Raconte.
Emmanuel : Quand la boîte a coulé, des amis me disaient : relativise, lâche du lest, pense à autre chose. C'était gentil, mais ça ne tenait pas la nuit. À trois heures du matin, quand tu refais les calculs dans ta tête, relativiser ne pèse rien. Ce qui tenait la nuit, c'était une personne. « Venez à moi. » Pas venez à une méthode, à une technique de respiration, à un carnet de gratitude. À moi. La fatigue du chrétien a une adresse où se déposer. Et il continue, écoute bien : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »
Élise : Un joug… ce n'est pas rien, un joug. Ce n'est pas l'oisiveté.
Emmanuel : Non, c'est un attelage. Et un joug, ça se porte à deux. À l'époque, on attelait souvent une jeune bête avec une bête expérimentée : la plus forte prenait le poids, la jeune apprenait le pas. Voilà toute la différence avec le lâcher prise : on ne se vide pas, on s'attelle avec quelqu'un de doux, qui porte le plus lourd et qui règle l'allure. Le repos chrétien n'est pas un vide. Il est habité.
Élise : Alors concrètement, cette semaine, on fait quoi ? Toi d'abord, le pratique.
Emmanuel : Trois choses toutes simples. Un : je décide de mon heure de fermeture avant de commencer la journée, et je l'écris quelque part. Parce qu'une décision prise à froid tient mieux qu'une bonne intention prise dans le feu. Deux : un vrai jour d'arrêt par semaine, préparé la veille, comme on prépare un rendez-vous important. Chez nous, c'est le dimanche : le culte, la table longue avec Rose et ceux qui passent, la sieste assumée. Trois : le téléphone a une maison, le tiroir de l'entrée, et il y dort. Pas dans ma poche, pas retourné sur la table. Dans le tiroir.
Élise : La sieste assumée… j'adore. Moi, j'ajoute une chose pour ceux qui culpabilisent dès qu'ils s'assoient, et je sais de quoi je parle. Commence petit : une heure arrêtée, sans écran, sans rattrapage. Et pendant cette heure, nourris-toi au lieu de te vider. Un psaume, une marche, une vraie conversation. Jésus lui-même, dans Marc six, disait à ses disciples : « Venez à l'écart dans un lieu désert, et reposez-vous quelque temps. »
Emmanuel : Et si tu n'y arrives pas seul, dis-le à quelqu'un. Moi, c'est Rose qui garde la clé de l'atelier le dimanche. Littéralement, elle la met dans son sac. Au début je trouvais ça humiliant, maintenant je trouve ça… enfin, je veux dire, c'est de la fraternité appliquée. On se repose mal tout seul.
Élise : La communauté fait partie du repos. C'est vrai.
5. Il en donne pendant leur sommeil
Élise : Il est temps de conclure, et je le fais avec un psaume, vous me connaissez. Psaume cent vingt-sept, verset deux : « En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. » Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.
Emmanuel : Tout est là. Ce n'est pas mon acharnement qui fait vivre ma maison, c'est sa main. J'ai mis des années à le croire, il a fallu un dépôt de bilan pour me l'apprendre. Remarque bien que le psaume ne condamne pas de se lever tôt. Il dit : en vain, si tu crois que tout vient de là. Alors maintenant je travaille de bon cœur, six jours, comme pour lui. Et je m'arrête sans peur, parce que pendant que je dors… lui ne dort pas. C'est la grâce, ça aussi : même mon sommeil reçoit.
Élise : Travailler dur ou lâcher prise, ce n'était pas la bonne question, finalement. La vraie question, c'est : pour qui je travaille, et en qui je me repose. Et c'est la même réponse. La même personne.
Emmanuel : Amen. Tu nous mets sous son regard ?
Élise : Notre Dieu, notre bon Papa, merci pour le travail de nos mains et pour le sommeil que tu donnes. Pardon pour les fois où nous avons voulu porter le monde à ta place. Apprends-nous à travailler de bon cœur, comme pour toi, et à nous arrêter avec confiance. Garde ceux qui sont épuisés ce soir, et conduis-les doucement vers ton repos. Au nom de Jésus, amen.
Emmanuel : Amen.
Élise : Merci de nous avoir écoutés jusqu'ici. Prenez soin du jour d'arrêt que Dieu vous donne. Et si Dieu le veut, on se retrouve très bientôt, aux Sources. À bientôt !
Emmanuel : À bientôt. Et fermez l'atelier… quel qu'il soit.
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